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David Trezeguet en Equipe de France, c'est encore possible. Laurent Blanc a redonné espoir au Français dans une interview à France Football. « Oui. Il n’y a pas de limitation d’âge. Je suis là pour essayer de construire une belle équipe, avec de bons joueurs, avec des jeunes qui ont un potentiel intéressant, mais moi, ce qui m’intéresse, ce sont les résultats à court terme. »
Son livre va avoir l'effet d'une bombe dans le football français ! Jean-Pierre Paclet, ancien médecin de l'équipe de France, sort «L'Implosion» ce jeudi dans les kiosques. Un document qui révèle notamment des analyses de sang suspectes en 1998. «Des analyses de sang ont révélé des anomalies sur plusieurs Bleus juste avant la Coupe du Monde 1998. On peut avoir de forts soupçons quand on connaît les clubs où certains joueurs évoluaient, notamment ceux du championnat en Italie», extrait Le Parisien.
Mais pour l'ancien médecin de l'équipe de France, c'est une chose que «tout le monde sait. Je n'ai rien inventé, précise-t-il. Avoir un taux d'hématocrites élevé ne prouvait pas qu'ils avaient pris de l'EPO. Comme il n'y avait pas de preuves, on ne les a pas embêtés. Mon collègue de la Juventus Agricola a quand même été condamné par la justice italienne avant d'être acquitté. C'est de notoriété publique qu'il y avait des pratiques pour le moins limites à la Juventus à l'époque». Autrement dit, le premier visé serait Zinedine Zidane.
On y apprend que ce dernier aurait été insulté à de nombreuses reprise par Materazzi, tout comme l'ancien médecin des Bleus, pendant qu'il se faisait soigner lors de la finale contre l'Italie en 2006 : «Tu ne sers à rien, docteur de merde. Il est mort, le vieux. Tu comprends, il est mort», aurait lancé le défenseur italien. Paclet révèle également que Vieira souhaitait prendre des produits suspects pour jouer absolument l'Euro 2008 alors qu'il était victime d'une lésion sur cinq centimètres avec saignement à la cuisse gauche. Il dévoile aussi que Thuram aurait refusé de jouer un autre match après le 13 juin 2008 et la défaite (4-1) contre les Pays-Bas. Enfin, Paclet revient sur le jour où Raymond Domenech, lors d'un entraînement à la veille de Roumanie-France le 4 septembre 2009, a perdu le contrôle des Bleus. On y apprend que Thierry Henry, lassé des reproches de son ancien sélectionneur, lui aurait ainsi lancé, au nom de l'équipe de France : «Nous aussi, on a quelque chose à vous dire. On reste sur notre faim. On s'emmerde pendant vos entraînements...»
source: France Football
Les décisions prises par la Commission de discipline à l'encontre de Nicolas Anelka, Patrice Evra, Franck Ribéry et Jérémy Toulalan étaient déjà ouvertement contestées par Laurent Blanc lui-même. Lundi soir, le vent de contestation a soufflé un peu plus fort. D'abord avec la décision de Patrice Evra. Celui qui fut capitaine de l'équipe de France a décidé de faire appel. Il avait écopé de cinq matches de suspension en raison de son implication présumée dans la grève de Knysna et, plus généralement, dans le fiasco du Mondial 2010.
Mais l'acte contestataire le plus marquant se trouve sûrement dans la lettre ouverte cosignée notamment par Aimé Jacquet, Michel Hidalgo, Guy Roux et Jean Djorkaeff et l'UNFP. Dans ce courrier rendu public lundi, ils demandent à la FFF de «lever les sanctions» prises contre les quatre leaders présumés de la déroute sud-africaine. «D'autres évènements nous forcent à demander que les dites sanctions soient levées ou transformées en travaux d'intérêts collectifs, d'ici à jeudi, date à laquelle Laurent Blanc donnera la liste des joueurs appelés à disputer les deux premières rencontres des éliminatoires de l'Euro 2012, explique la lettre. La Commission de discipline de la FFF a entravé la marche en avant de la nouvelle équipe de France». Pour Jacquet and Co, les sanctions «remettent sans raison de l'huile sur le feu alors qu'il convient, aujourd'hui, d'arrêter définitivement l'incendie et de rebâtir».
Cette lettre ouverte s'avère être un soutien de poids pour Laurent Blanc. Dimanche, le sélectionneur national avouait sur le plateau de Stade 2 qu'il ne «comprenait pas» les décisions de la Commission de discipline. «A ma connaissanxce, (la grève) a été une décision collective, avait argumenté le Cévénol. Ces gens-là, il faudrait qu'ils m'expliquent quels sont leurs critères (pour sanctionner). Ce n'est pas clair. Je serais surpris que les gens qui ont mené l'enquête soient plus au courant que moi. A moins qu'on m'apporte la preuve que ces cinq joueurs ont joué un rôle plus important que les dix-sept autres...».
Nicolas Anelka,"mort de rire" suite aux sanctions prononcées par la FFF à son égard, a qualifié de "mascarade" sa suspension de 18 matches en équipe de France et de "clowns" les responsables du football français, dans un entretien à France-Soir. Franck Ribéry se dit lui "complètement désemparé."
Nicolas Anelka reste dans sa logique. Du détachement à outrance. Le joueur de Chelsea n'a pas tardé à réagir à la sanction prononcée par la commission de discipline de la FFF à son égard, à savoir une suspension de 18 matches en équipe de France qu'il qualifie de "mascarade". "Pour moi, toute cette histoire de commission de je ne sais quoi est une aberration, une mascarade pour ne pas perdre la face", déclare Anelka dans France-Soir. "Ils ont sanctionné dans le vide car Nicolas Anelka n'a jamais existé dans cette histoire pitoyable et grotesque. Je le répète : la page des Bleus a été tournée le 19 juin lors de mon éviction de Knysna."
Anelka, qui n'a pas pris la peine de se déplacer mardi à la FFF pour défendre sa cause, s'en est ensuite violemment pris aux responsables du foot français. "Ils ont (...) amusé la galerie (...) Qu'ils tournent enfin la page, car Laurent Blanc a besoin de bosser sereinement. Ce sont de vrais clowns, ces gens... Je suis mort de rire." Et poursuit non sans une pincée d'ironie comme pour souligner que c'est bien lui qui a décidé de tourner le dos aux Bleus :"Si les membres de la commission avaient bien lu France-Soir, ils devraient savoir que j’ai tourné la page. Avec Chelsea, de toute façon, je joue déjà en bleu tous les week-ends !"
Ribéry "complètement désemparé"
Des propos qui tranchent avec la détresse de Franck Ribéry. Selon Le Parisien qui cite l'entourage du joueur, le vice-capitaine des Bleus en Afrique du Sud serait "complètement désemparé" suite à la sanction infligée par la commission de discipline de la FFF (3 matches de suspension). "Il a clairement l'impression de servir de lampiste et d'être jeté en pâture pour calmer l'opinion publique", explique l'un de ses proches au Parisien. Le joueur du Bayern Munich, qui ratera les trois rencontres de qualifications pour l'Euro 2012 face à la Biélorussie, la Bosnie et la Roumanie, aurait l'impression de payer "un statut de vice-capitaine qui est quelque chose qui n'existe même pas dans les règlements."
Franck Ribéry aurait, selon la même source, souhaité venir s'expliquer devant la commission de discipline ce mardi. Mais c'est le club bavarois qui a retenu son joueur, qui disputait lundi le 1er tour de la Coupe d'Allemagne et vendredi le premier match de Bundesliga. Selon le Parisien, les trois matches de suspension de Ribéry s'explique par son intervention dans Téléfoot. La commission de discipline lui reprocherait d'avoir joué la comédie alors qu'il savait que, quelques heures plus tard, les Bleus auraient recours à la grève. Anelka, lui, aurait payé pour avoir refusé de s'excuser à Knysna et pour sa désinvolture depuis le début de l'affaire. Ses nouvelles déclarations tracent le même sillon.
L'équipe de France se présente face à la Norvège avec le onze de départ annoncé. Pour ce premier match de Laurent Blanc à la tête des Bleus, la principale incertitude concernait l'identité du capitaine. Cet honneur revient à Philippe Mexès, qui fêtera par la même occasion sa quatorzième sélection.
Score: Norvège 2-1 France
Buteurs: Ben Arfa (48'), Huseklepp (51' + 71')
Formation de la France:
Ruffier -
Fanni, Rami, Mexès (cap), Cissokho -
M'Vila - Sissoko, N'Zogbia -
Nasri -
Hoarau, Rémy
***
Ça arrive, même aux meilleurs. Michel Platini (1989) et Gérard Houllier (1992) étaient les deux derniers sélectionneurs français à avoir perdu pour leur premier match à la tête de la sélection. Laurent Blanc vient de les rejoindre. Le mérite de la défaite concédée mercredi en Norvège (1-2) sera de crédibiliser le discours du nouveau patron quand il explique qu'il repart de très loin. Son pari d'aligner une équipe fraîche et enthousiaste, allégée des grévistes de Knysna, a été gagnant sur le plan de l'allant, de l'image, des intentions. L'équipe de France a fait plaisir en première période et elle s'est visiblement fait plaisir le reste du temps, vu les premières réactions des joueurs. Mais elle n'a été capable de garder l'avantage que trois minutes. Cela en dit long sur ce qui lui a manqué pour réussir sa soirée. Un peu de réussite, bien sûr, mais aussi beaucoup de maîtrise.
Paradoxalement, c'est l'un des cadres de cette équipe A', Lassana Diarra, entré à la pause, qui a
précipité l'échec des Bleus new look. A la 71e minute, il a très mal contrôlé un ballon anodin plein axe et a offert à Huseklepp un face à face avec Ruffier. Gagné, au prix d'un contournement du
gardien monégasque. Vingt minutes plus tôt, c'est un marquage relâché d'Hoarau sur un coup de pied arrêté, un coup franc, qui avait permis au même joueur de s'enfoncer dans la surface et
d'ajuster son égalisation. Ben Arfa, à peine entré en jeu, n'aura fait mener son équipe 1-0 que pendant trois minutes, grâce à une audacieuse frappe lointaine.
Plus cohérent avec Nasri en 4-4-2
"Le jeu m'a plu. On a essayé d'en produire, de jouer à terre. Malheureusement quand on joue comme ça, la moindre erreur technique peut être défavorable" a résumé Blanc, après coup, au micro de TF1. Si les Bleus ont exercé une emprise sur les débats, celle-ci n'a été nette que pendant une vingtaine de minutes. Ils ont créé du danger (Rémy 17e, M.Sissoko 30e), mais se sont ensuite exposés au contre dans des proportions au moins égales. Et comme Mexès et Rami ne sont pas encore au point, Ruffier a vu la couleur du ballon aussi souvent que Knudsen... L'équipe est apparue plus cohérente en 4-4-2 en première période, avec Nasri en meneur, qu'en 4-2-3-1 après le repos, où l'occupation du terrain fut un peu plus chaotique.
Après l’élimination catastrophique de l’équipe de France au premier tour de la Coupe du Monde, Patrice Evra avait promis
qu’il laverait son linge sale en public. Mais son intervention le 25 juin dernier sur TF1 n’avait pas été très fournie en explications. Depuis, l’ex-capitaine des Bleus avait choisi le silence
alors que les anciens de 98 comme Lilian Thuram ou Marcel Desailly lui tiraient dessus à boulets rouges. Au lendemain de la victoire, sans lui, de Manchester United dans le Community Shield, le
défenseur des Red Devils se confie dans Le Figaro. «Surpris» de se voir déférer devant la commission de discipline de la FFF (avec Abidal, Ribéry, Toulalan et Anelka), - «Pourquoi nous
sanctionner plus que d'autres ? On l'a déjà été. La sanction de ne pas sélectionner les 23 mondialistes pour le match en Norvège est cohérente» - Evra revient plus en détails sur le fiasco
sud-africain. S’il charge Raymond Domenech, comme il l’avait fait la semaine dernière devant la Fédération, il en profite surtout pour régler ses comptes avec Lilian Thuram. Morceaux
choisis.
L’exclusion d’Anelka
«Pendant dix minutes (ndlr, à la mi-temps de France-Mexique), le coach n'a pas parlé puis, d'un coup, il a dit à Anelka :
«Putain, je te dis de rester en pointe mais tu décroches !» Nico lui a répondu. Il y a eu un échange de mots. Mais pas ceux retranscrits en une de L'Équipe. Je me suis alors levé pour calmer les
esprits (…) Après la parution de L'Équipe, le président de la Fédération et le coach m'ont convoqué pour me dire qu'ils étaient dans l'obligation de l'exclure. Je leur ai répondu que ce n'étaient
pas ses mots. Tous les joueurs le savaient. Boghossian (l'adjoint de Domenech) a suggéré qu'avec d'autres cadres - Ribéry, Toulalan, Gallas, Henry, Abidal, Govou - on lui demande de présenter des
excuses publiques. Nico a accepté de le faire devant le staff et les joueurs mais pas dans les médias puisqu'il souhaitait porter plainte contre L'Équipe.»
Le boycott de l’entraînement
«Avant de partir, Anelka a fait un discours fataliste. Les joueurs l'ont applaudi et certains ont lancé l'idée de faire quelque
chose pour montrer le mal-être du groupe. D'où l'idée du boycott de l'entraînement. Je leur ai demandé s'ils en étaient sûrs. Tout le monde a approuvé. Personne n'a réalisé l'impact que cela
pouvait avoir… (…) Tout était prévu la veille. Le coach sentait que quelque chose se tramait. Un joueur venait de lui dire qu'il était dégoûté du football. L'attaché de presse devait transmettre
le communiqué aux journalistes. Le coach a tenté de nous en dissuader. J'ai demandé alors plusieurs fois à mes coéquipiers s'ils voulaient descendre du bus. Personne n'a répondu. Domenech voulait
qu'on lise le communiqué. Je me suis levé pour le faire. Je serais allé au feu pour mes partenaires. Mais Domenech a alors décidé de le lire lui-même…»
Domenech lâché
«Quand Claude Onesta et Stéphane Diagana sont venus à Tignes, certains joueurs m'ont dit : «Il fait venir des champions,
mais lui n'a rien gagné... » Je recevais des plaintes après chaque entraînement. Les joueurs lui reprochaient son manque de travail tactique et le décalage avec les exercices auxquels ils sont
habitués en club. J'ai essayé de faire passer le message à ses adjoints. Sans résultat. Le groupe l'a alors peu à peu lâché. Personne, ainsi, n'a compris qu'il décide de ne pas titulariser
Florent Malouda contre l'Uruguay suite à un tacle appuyé à l'entraînement. Quant à Thierry Henry, il s'est aussi senti abandonné. «Titi» me disait : «Regarde, plus personne ne me calcule.» Il
était en pleine forme à l'entraînement, mais on ne le faisait pas jouer. Il a fini par rendre les armes. Domenech a également décidé tout seul de couper la tête de Gourcuff avant le match contre
le Mexique. Je n'ai cessé de répéter à mes partenaires qu'il fallait continuer de bosser. Mais, à un moment, ce discours ne passe plus (…) Il n'y avait plus de dialogue avec le coach. Il n'y
avait aucune structure collective, ni de projet. Avant le match de préparation contre le Costa Rica, quelques joueurs lui ont demandé de s'impliquer plus, de nous donner plus de consignes. Il
s'est senti agressé. Il a refusé l'échange. On a fait tous les matchs de préparation avec un système avant d'en changer pour celui d'ouverture du Mondial contre l'Uruguay. Ce n'était pas
cohérent.»
Son rôle de capitaine et son avenir en Bleu
«Les joueurs et le staff connaissent la vérité. J'ai été honnête jusqu'au bout avec tout le monde. J'ai tout donné pour remplir
mon rôle de capitaine. Certains m'ont chargé sans savoir ce qui s'était passé. J'ai mis tout mon cœur, voilà le résultat ! Domenech m'a même demandé pardon de m'avoir confié le brassard (…) Je ne
vois pas mon avenir sans l'équipe de France. C'est mon pays et j'y tiens. La Marseillaise me fait vibrer. J'ai toujours envie de mouiller le maillot bleu. Je considérais chaque nouvelle
sélection comme une chance à saisir. La seule façon de rebondir, ce sont les résultats.»
Voici la brève déclaration d'Aimé Jacquet après le but de David Trézéguet contre la Sélection Européenne: "C'est un garçon qui aime le but, qui aime se trouver dans la surface et qui apprécie le jeu. Je crois que c'est l'homme qui aime marquer des buts."
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