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Sa biographie


Vendredi 8 juillet 2005 5 08 /07 /Juil /2005 00:00
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Par Miss Lili
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Jeudi 7 juillet 2005 4 07 /07 /Juil /2005 14:23
L'histoire des Trézéguet est un entrelacement Français-argentin qui remonte aux dernières années du 19ème siècle, quand Jean Albert Trézéguet, bisaïeul de David, laisse le département français du Lot et Garonne pour chercher fortune en Argentine.

Il trouve là-bas du travail, il se marie et il élève deux enfants. Un des deux, Prospero, se met en ménage à Buenos Aires et en 1951 naît Jorge, le père de David, qui commence à jouer au football en tant qu'indépendant, d'abord pour le Chacarita Junior, puis pour l'Estudiantes. En 1976, la possibilité de jouer dans l'équipe française de Rouen se présente. Jorge qui, entre temps, s'est marié avec sa fiancée argentine Beatriz, fait ses bagages et part pour l'Europe avec sa femme.

Le couple Trézéguet se transfère dans un appartement dans l'immeuble "Les perspectives" dans un quartier traditionnel de la ville de Rouen. C'est ici qu'en 1977 naît David. Le contrat de papa Jorge avec Rouen se termine 2 ans plus tard et la famille Trézéguet retourne à Buenos Aires.

David grandit et commence à s'interesser au football dès son plus jeune âge: dès 5 ans, lorsqu'il commence à regarder les matchs de son père, à regarder les matchs à la télévision et surtout lorsqu'il commence à jouer beaucoup et sans arrêt, le matin à l'école et l'après-midi devant sa maison avec ses amis.

David se passionne uniquement pour les attaquants: le but et l'émotion, la joie de marquer un but à l'adversaire, la passion, le triomphe. Il sait déjà ce qu'il voudra faire quand il sera grand. Et si l'on avait quelques doutes, il confiera à son père à l'âge de 10 ans: "Je veux devenir champion du monde". Vouloir c'est pouvoir comme on dit, mais pour atteindre son objectif ambitieux, il restait, encore un long chemin à parcourir.

Un chemin qui commence quand, à l'âge de 8 ans, son oncle Thomas, le frère de sa mère Beatriz l'accompagne pour un essai à Platense, l'équipe de Vincente Lopez. L'impression est excellente et David est immédiatement accepté, mais il doit jouer comme milieu de terrain et les performances ne sont pas éclatantes. C'est un moment très difficile où le caractère compte beaucoup. Le garçon est têtu et il persévère en gagnant sa première bataille. Le virage survient deux ans plus tard quand un entraîneur de la section jeune décide de changer son rôle en le mettant à l'attaque. David prend confiance en lui et ne s'arrête plus de marquer des buts. Ainsi, match après match, but après but, il est convoqué à 15 ans dans l'équipe principale par l'entraîneur, Ricardo Rezza, qui l'estime beaucoup et mise sur ses conditions, si bien qu'il le fait débuter, à l'âge de seulement 16 ans dans un match de première division entre Platense et Gimnasia.

Mais l'année suivante, la situation se complique, car le successeur de Rezza ne se sert pas beaucoup du jeune attaquant mais ses conditions d'attaquant restent évidentes et une personne du milieu propose à papa Jorge d'emmener son fils pour un essai au PSG à Paris.

David qui conserve encore la nationalité française débarque à Paris accompagné de son père et se présente au club de la capitale. C'est l'été 1995. L'entraîneur Fernandez est enthousiaste de son achat et le place immédiatement dans l'équipe principale pour la préparation d'été et le fait jouer dans un match amical contre Saint-Etienne. Cependant, au moment de signer, quelques problèmes se présentent et le club fait marche arrière malgré l'avis positif de Fernandez, qui fut un grand joueur et en tant qu'expert de football ne peut pas penser qu'un talent puisse être gâché à cause de la bureaucratie. Ainsi, il conseille à son ex-compagnon de l'équipe nationale, Tigana, qui entraîne l'équipe de Monaco, de donner un essai à ce Français élevé en Argentine.
Par Miss Lili
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Mercredi 6 juillet 2005 3 06 /07 /Juil /2005 00:00

Son enfance

David Trézéguet est né à Rouen le 15 octobre 1977. Son père, George, est un ancien footballeur professionnel, jouant au Football Club de Rouen. C'est en Argentine, le pays d'origine de ses parents que David apprit le foot. Il débuta ainsi sa carrière de footballeur professionnel dans un club de Buenos Aires, à Platense. Là-bas, on lui propose une sélection en jeunes, en 1995, il revient en France pour effectuer un test au Paris-Saint-Germain. Ses espoirs s'envolèrent lorsqu'on lui annonça le refus du club. Il pris alors la route pour Monaco.

Son arrivée à Monaco

Le directeur de l'ASM s'en souvient encore parfaitement de cet été 1995 où David est arrivé les mains dans les poches. Ce jour-là, Tigana le fit jouer dans une des équipes pour un "six-six". David fut éblouissant par les 5 buts qu'il marqua. Tigana lui dit tout de suite: "Tu restes avec nous!" Et il signa donc à Monaco pour 15 000 francs/mois. Ce que Biancheri ne savait pas, c'est que le jeune prodige venait de se faire éjecter du PSG. "Je croyais que le stage avait bien marché et que l'entraîneur était content de moi. Raï m'avait beaucoup encouragé, ça me faisait plaisir. Et tout d'un coup, on m'a dit que je ne restais pas! Heureusement que mon père était là pour me soutenir sinon je faisais ma valise!" se rappelle en riant celui qui a fait le bonheur de l'attaque monégasque.

Sa coupe du Monde

Lors de cette coupe du Monde, David ne jouera que quelques minutes contre l'Arabie Saoudite, suite à la blessure de Dugarry et inscrira un but suite à une erreur du gardien. Il fut aussi titularisé contre le Danemark et provoqua un penalty transformé par Djorkaeff. Lors du match contre le Paraguay, malgré plusieurs occasions, il ne trouve pas la faille mais à la 114ème minute, David remet le ballon à Blanc qui inscrit le but en or. Pour les quarts de finale, les deux équipes n'arrivent pas à se départager, alors vint le moment des tirs aux buts où Trézéguet et Henry, les plus jeunes de la sélection, ne se posèrent pas de questions et inscrivirent 2 penalty sur 4 pour la France. Et suite au tir raté de Di Biagio, la France pour les demi-finales. Puis vint la finale, et la grande victoire. David ne put contenir ses larmes devant les caméras car il devenait un des plus jeunes champions du Monde, il n'avait que 20 ans!


L'Euro 2000


Sa saison après-coupe du monde s'avère difficile avec peu de buts marqués, et donc il connaît peu de sélections en équipe de France. Mais la saison 1999-2000 s'avère la plus belle autant sur le plan sportif que personnel. Il termine second buteur derrière Anderson, inscrira 4 buts dans les différentes coupes, et se mariera avec Béatrice, qui lui donna quelques mois plus tard un petit garçon, Aaron. Il connaîtra de nouvelles sélections en équipe de France et permettra à la France de se qualifier pour l'euro 2000. Il connaîtra quelques difficultés dues au duo Henry-Anelka, mais cela ne l'empêcha pas de marquer contre les Pays-Bas, ainsi que lors de la finale contre l'Italie le but en or porteur de la victoire et du second titre de Champion d'Europe. Ce splendide but fut par ailleurs élu comme le plus beau et le plus important par l'UEFA. Durant cet euro, il a quitté l'ASM en laissant une très bonne image et un palmarès de 52 buts pour 93 matchs joués pour partir à la Juventus de Turin.


A la Juventus de Turin:


En arrivant en Italie, Trézéguet ne veut pas faire de vagues sur son but en or inscrit contre la Squadra Azura. Les tifosi l'acceptent tout de suite mais il se fait huer lors de ses déplacements. Un allier de taille viendra l'aider dans son intégration: Zinédine Zidane, meilleur joueur à cette période. Mais il est difficile de s'imposer dans le calcio lorsqu'on n'est pas italien. Dans la première partie du championnat, Trézéguet inscrit 7 buts en ayant peu joué. Au mercato d'hivers, Trézéguet ne mâche pas ses mots et déclare déçu par la Juve de lui avoir laisser si peu de chances. Puis il va de blessures en blessures. Cependant, le bianconero continue à prouver en équipe de France qu'il n'a rien perdu de son niveau et de son efficacité légendaire. A la fin du championnat, l'entraîneur Ancelotti doit se rendre à l'évidence que David vaut plus qu'il l'avait pensé et décide de le titulariser. C'est à un festival de buts qu'on a eu le droit. Trézéguet va inscrire 7 buts en 6 matchs, une moyenne exceptionnelle et celui-ci va être sacré meilleur buteur du calcio .

Le mondial 2002:


Le mondial fut un vrai cauchemar pour les français. Beaucoup trop médiatisés d'avance, lors du match d'ouverture, la défaite contre la Sénégal 0-1 fut très dure à surmonter, d'autant plus que le meneur, Zidane, s'était blessé lors d'un match préparatoire au mondial. Contre l'Uruguay, le score ne fut pas plus en notre faveur, un nul, 0-0. Tout restait à faire, les supporters français voulaient encore y croire. Lors du dernier match contre le Danemark, malgré la présence prématurée de Zidane, la France quitta le mondial par la petite porte avec un score de 2-0 en faveur du Danemark. Aucun but officiellement ne fut marqué. Mais le sort voulut que les arbitres soient contre nous, lors du match contre l'Uruguay avec l'exclusion de Thierry Henry jugée trop sévère par la suite et le but de David Trézéguet, pourtant valable et confirmé à la télévision refusé sur le terrain, ce qui biensûr minimisa le pourcentage de réussite de l'équipe de France.

Matchs préliminaires avant l'euro 2004:

La France remporta tous ces matchs brillamment. Trézéguet inscrivit lors de ces matchs préliminaires 6 buts sur 8 matchs joués, un score plus que satisfaisant. D'autant plus que le français est meilleur buteur de l'Equipe de France actuellement avec 28 buts à son actif.

By T-D.com

Par Miss Lili
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Mardi 5 juillet 2005 2 05 /07 /Juil /2005 13:25

Voici l'article de Alexandre Juillard pour le magazine France Football:

Les petits pavillons modestes sont alignés les uns à coté des autres. Dans la rue aux larges pavés se côtoient de vieilles berlines, qui crachottent bruyamment une épaisse fumée noire, et des enfants qui, entre deux passages de véhicules des années 70, s'approprient la rue pour quelques minutes intensives de football. Les temps n'ont pas l'air d'avoir vraiment changé depuis quinze ans à Florida, quartier de classe moyenne situé à la périphérie de Buenos Aires. "Enfin un petit peu quand même, note un commerçant. Avant, l'usine Kellog's était le centre névralgique du quartier. Ce n'est plus vraiment le cas aujourd'hui. Et le triangle a disparu. C'était un terrain vague où les gosses du quartier se rejoignaient pour jouer au football." Le triangle a été remplacé par d'autres petits pavillons. Au temps de sa splendeur, il était, pour ces footballeurs en herbe, la Bombonera (stade de Boca Juniors) ou le Monumental (celui de River Plate). Il était situé au carrefour de trois rues, dont celle d'Araoz. Et c'est dans l'un des pavillons de cette petite artère que David Trézéguet, né en France, à Rouen, est arrivé à l'âge de deux ans. Trois pièces, un salon et deux chambres, il partageait l'une d'elle avec sa petite soeur Fabiana. Voilà quel sera l'univers de David durant quatorze ans, jusqu'à son retour au pays natal.

Il est surnommé "el flaco", autrement dit "le maigre"

Depuis deux ans, cette maison n'appartient plus aux Trézéguet. Elle a été revendue. Mais elle demeure à jamais peuplée de milliers de souvenirs. Dans le petit jardin privatif situé juste derrière ce pavillon, le but tracé à la peinture sur un mur est toujours visible. "C'est là que le David footballeur a fait ses premiers pas, indique l'oncle Tomaso, tonton gâteau de l'international français. Lorsque Jorge Trézéguet, son père, revenait du travail, tous les deux se retrouvaient dans le jardin. Ils travaillaient énormément les fondamentaux. Pied gauche, pied droit, conduite de balle, amorti de la poitrine, frappe, etc. David a tellement frappé dans le ballon que le mur était troué! Il travaillait sans rechigner, c'était un gamin très attachant, très gentil et très sérieux."
Mais le travail ne s'arrêtait pas aux rudiments techniques. Préparateur physique de son état, le père insistait également sur la condition athlétique de son fiston. Dans l'album de photos de la famille Trézéguet, il y a, par exemple, un cliché montrant le petit David allongé sur un banc. Il soulève, à la force de ses bicepts, deux bouteilles remplies d'eau. Il a les traits tirés par l'effort mais il ira jusqu'au bout de l'exercice. "Car il adorait passer un moment comme celui là avec son papa. C'était vraiment un excellent élève", se souvient l'oncle Tomaso. Lorsqu'il n'était pas avec son entraineur personnel, et qu'il en avait terminé avec ses devoirs, le jeune garçon s'en allait avec ses copains du quartier taquiner le cuir sur le terrain vague. Les habitants de Florida se souviennent bien des Trézéguet. Il faut dire que, longtemps, Jorge, le père de David a vécu à un paté de maisons de sa futur femme Loli. Lorsque la famille est revenue, en 1979, après plusieurs années passées en France, elle avait donc dans ses bagages un adorable bambin de deux ans. Toute sa famille, ses oncles, sa grand-mère, vivaient dans la même rue.
"Tout tournait autour du football, car nous étions et sommes encore aujourd'hui des passionnés du ballon rond", souligne l'oncle Tomaso. Très rapidement, donc, David a suivi une formation à l'argentine. Vers cinq ans, il commence à tripoter le cuir au club de baby-football du quartier, l'UVVA. Jusqu'à l'âge de douze ans, deux à trois fois par semaine, il vient user ses baskets sur le carrelage de ce club typiquement argentin. Le football dans cet espace réduit est un passage obligatoire en Amérique latine. D'ailleurs la protection de balle de David, les fesses en arrière, et son gout pour le controle du ballon sous la semelle de ses crampons viennent de ces années passées en Argentine. Mais à partir de onze ans, comme tout Argentin, David Trézéguet découvre aussi le football à onze. C'est tout naturellement qu'il est allé à Platense, en suivant les conseils de son oncle Tomaso.
Pendant 2 ans, le futur goleador passe ses semaines entre "le football réduit" et le football à onze. Au club de Platense, les entraineurs le remarquent d'abord par sa taille et son poids plume. Il est vite surnommé "el flaco", autrement dit "le maigre". Ses performances footballistiques n'impressionnent guère. Matias Vocchio, l'un des vieux copains, se souvient même: "Personne ne misait deux pesos sur lui. Il se tordait beaucoup les chevilles, il était tellement maigre. Pourtant c'était déjà un sacré buteur." Marcelo "Cacho" Espina, qui entraine à l'époque les équipes de jeunes, va pourtant placer une confiance aveugle en lui: "il m'a tout de suite impressionné. Il avait un timing de la tête extraordinaire. Et puis, il faisait toujours son appel au second poteau, ce qui est très rare chez un footballeur de cet age. Sans parler de son jeu dos au but... Il était très propre et, surtout, très intelligent."

Il dit non au maillot argentin puis s'envole pour la France

Un beau jour, l'attaquant de l'équipe professionel de Platense, alors en Premiève Division, est suspendu pour un match. "Cacho" Espina réussit à convaincre l'entraineur de faire confiance au "flaco". A seize ans, David Trézéguet connait donc son grand baptème du feu. Lorsqu'il entre sur le terrain, contre Gimnasia La Plata, un supporter lui lance: "Flaco, mange un peu sinon tu vas t'envoler." Ce jour là, une rumeur de dopage autour de plusieurs joueurs oblige l'arbitre à réclamer un controle généralisé. Le manque d'organisation oblige les deux équipes à rester très longtemps dans les vestiaires. Un sacré souvenir pour un premier match pro.
Les performances de David Trézéguet lors de ses 5 matchs en Premiere Division attirent l'attention des entraineurs des sélections argentines de jeunes. A cette époque, José Pékerna le convoque par exemple à un rassemblement des moins de 20 ans. Mais le joueur refuse. La famille Trézéguet, sûre du talent de David va tenter le tout pour le tout. Jorge vend sa voiture, retire ses économies de la banque, quitte son travail et s'envole pour la France. Un agent argentin, qui a beaucoup de contacts en France, organise les premiers rendez vous de David et de son père avec le PSG et Monaco. Le 25 juillet 1995, la famille au grand complet accompagne les Trézéguet, père et fils à l'aéroport international d'Ezeiza. L'une des tantes de David filme toute la scène. Le "flaco" est debout, les bras en V sur l'escalator, le visage barré par un grand sourire. David Trézéguet quitte l'Argentine et retourne dans son pays natal. Trois ans plus tard, il lèvera la coupe du monde avec le maillot tricolore sur les épaules. Lors du tour d'honneur, il vissera sur son crane un bonnet aux couleurs argentines, un coup d'oeil pour un pays qui lui a tant donné.

Par Trézéguet David
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10   Tote   1   1   0
12   Drenthe
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15   Kiko   1   0   0
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