Samedi 28 novembre 2009
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«Raymond Domenech reste l'homme de la situation. Il a obtenu sa qualification, je ne vois pas pourquoi on
changerait de sélectionneur maintenant», explique ce samedi Aimé Jacquet dans un entretien au Dauphiné Libéré, précisant qu'il «ne lâche pas Domenech».
Une déclaration qui contraste avec celle, très critique, publiée vendredi dans le bi-hebdomadaire France Football : après la laborieuse qualification de l'équipe de France face à l'Irlande,
l'ancien sélectionneur y expliquait que les «Bleus ont fait un mauvais match et je n'ai entendu aucune explication à ce sujet». Selon lui, il faudrait que «Raymond fournisse des
explications sur ce qui s'est passé et, de façon plus globale, sur ce qui se passe depuis l'Euro 2008. On se doit aussi de parler foot. Il le fait si bien. Il va le faire j'espère. Même ses
joueurs l'attendent. Moi, je le faisais même quand les journaux me tombaient dessus.»
Après le fiasco de l'Euro 2008, où la France n'avait pas franchi le cap du premier tour, Raymond Domenech avait sauvé sa tête en parvenant à rester à la tête des Bleus en juillet 2008.
Sur ce point, ses critiques rejoignent celles de ses anciens joueurs champions du monde, comme Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu, devenus entre temps consultants pour Canal+, RTL et
TF1, peu amènes envers Domenech.
Très critique envers la fédération
Dans l'interview à France Football, Aimé Jacquet n'hésite pas à mettre en cause les instances du football français, estimant que la Fédération française aurait dû changer de sélectionneur après
l'Euro 2008. «Lorsqu'on occupe un poste comme le sien, qui fut aussi le mien (1994-1998), quatre ans, ça suffit ! Car, après, c'est trop dur. Il y a trop de paramètres qui vous empêchent de
bien travailler».
Lui qui avait clairement soutenu Domenech au moment de sa nomination, juste après l'Euro 2004, semble aujourd'hui prendre ses distances avec son ancien protégé. Manque de communication sur ses
choix tactiques auprès des joueurs, problème de management, réel désamour avec les médias : les motifs ne manquent pas...
Par Miss Lili
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