
« Lilian Thuram, quelle impression vous laisse ce Suisse - France ?
Le nul est un bon résultat. On menait, certes, mais on n'a pas mérité plus sur l'ensemble du match. Les Suisses ont beaucoup mieux abordé la rencontre que nous. C'était difficile. Sylvain Wiltord était un peu esseulé devant. Nous n'avions pas beaucoup de profondeur dans le jeu, c'est pour ça qu'on subissait. On n'avait pas la maîtrise, les Suisses repartaient rapidement. Ça a été beaucoup mieux après le repos d'ailleurs.
Vous parlez de l'entrée de Cissé ?
Bien sûr, c'était plus facile dans la mesure où il apportait cette profondeur. Je dois dire aussi que les Suisses n'étaient pas aussi frais qu'au début.
Pourquoi ne pas avoir débuté avec Cissé devant ?
Ce sont des choix. Il n'y a pas de vérité. Ç'aurait peut-être été pareil avec lui.
C'est cette tristesse qui dominait dans le vestiaire ?
A partir du moment où on venait pour gagner, où on menait à dix minutes de la fin et où on se faisait remonter, ça ne pouvait pas être la joie. Il y a de la déception. L'ensemble de l'équipe sait très bien que ça n'a pas été un très bon match.
L'effet de votre retour s'estompte-t-il ?
On encaisse un but malheureux (Thuram dévie le coup franc de Magnin dans le but) . J'aurais pu mieux faire. Je n'ai pas apporté ce que j'aurais dû, ça c'est sûr. J'aurais aimé être plus performant et mieux physiquement.
Comment vous sentiez-vous, justement ?
(Il réfléchit) Pfff. Je n'ai pas eu de gros problème physique, mais les déplacements sont un peu difficiles, voilà.
Il faut maintenant se remotiver pour Chypre...
Ce n'est pas si difficile. On connaît tous l'enjeu.
Il va falloir marquer beaucoup de buts !
Il va falloir gagner, déjà. Et après on verra. »






