
L’état de santé de Thierry Henry, Zinédine Zidane et Lilian Thuram, blessés à Dublin, inquiète. Le premier a indiqué qu’il pensait renoncer à Suisse-France. Le deuxième récupère, doucement, et en silence. Le troisième, moins sévèrement atteint, aimerait bien que sa cuisse droite le laisse tranquille. Domenech, lui, se fait des cheveux blancs.
Gérald Dahan aura du mal à piéger une star de l’équipe de France avant le déplacement en Suisse. L’imitateur-piégeur, n’aura peut-être pas l’occasion de reparler de si tôt à Zinédine Zidane. D’abord, parce que son gag va amener le staff des Bleus à intensifier son filtrage téléphonique déjà pourtant bien dense. Et surtout parce que rien n’indique que le numéro 10 français sera présent à Berne le mois prochain. Touché à l’adducteur droit, le meneur de jeu du Real Madrid se repose actuellement en Espagne. Le staff médical de son club a annoncé une absence de trois semaines. Si jusqu’ici Zidane est toujours revenu avant terme, cette fois-ci, il pourrait être amené à prendre son temps : si cette blessure n’est pas chronique, il faut toutefois qu’elle soit bien cicatrisée pour qu’elle fasse partie de l’histoire ancienne. C’est donc, au mieux, un Zidane à court de compétition qui jouera face à la Suisse. Depuis le retour de Zidane, Makélélé et Thuram, Thierry Henry était enfin revenu à son meilleur niveau. Blessé lui aussi à Dublin, l’attaquant d’Arsenal s’écarte presque de la liste pour la Suisse : souffrant de l’adducteur gauche depuis de longues semaines (en plus d’un tendon d’Achille douloureux), Henry est écarté pour trois semaines minimum en raison d’une pubalgie aiguë. Conscient qu’il aura du mal à être prêt en Suisse, le héros de Lansdowne Road manquera à une attaque où Raymond Domenech a toujours compté sur lui, allant jusqu’à l’emmener blessé en Israël, au cas où. En l’absence de ces deux plus grands talents, Raymond Domenech devrait revoir toute son animation offensive. Hors, jusqu’ici, celle-ci n’avait pas montré que des signes de bonne santé. Si en plus de ces soucis offensifs Raymond Domenech peut s’éviter des problèmes offensifs, gageons qu’il s’en satisfera. Il prie donc pour que la cuisse droite de Lilian Thuram, qui le gêne depuis son retour en Bleus, ne le fasse plus souffrir. Déjà privé de Willy Sagnol, suspendu, mais aussi d’Abidal, blessé, la défense française semble avoir l’impérieux besoin d’avoir le talent technique et tactique mais aussi la soif de vaincre de Thuram pour atteindre le niveau international. Raymond Domenech avait donc raison de ne pas verser dans l’euphorie à l’issue de la ballade irlandaise de son équipe. Depuis sa prise de fonction, rien n’a été simple. Rien ne lui a été épargné. Après avoir obtenu le retour des anciens, il en lui reste plus qu’à regarder dans les astres pour savoir si le ciel ne va pas à nouveau lui tomber sur la tête…






