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BARTHEZ (6,5 ):
Inquiété sur un coup-franc de Pernia en début de match, il a passé une première période assez calme. Un duel perdu face à Villa sur le penalty espagnol même s’il a choisi le bon côté au moment de la frappe du Valencian. Après la pause, il a rassuré dans les airs et n’a finalement pas été mis en danger.
SAGNOL (8) :
Une grosse activité en première période, avec souvent Torres ou Villa dans sa zone. Rarement dépassé, il a gagné la majorité de ses duels et a très souvent enchaîné par de bonnes montées. Impossible en revanche de prendre son couloir après la pause, le défenseur du Bayern étant très sollicité défensivement. Mais il a été parfait, réalisant notamment un énorme sauvetage à l’heure de jeu.
GALLAS (7,5) :
Quarante-cinq premières minutes irréprochables, aussi bien dans les duels que dans les relances. Il a muselé les attaquants espagnols et n’a jamais été en difficulté. Davantage mis sous pression après la pause, il n’a pas baissé de rythme et à l’arrivée, il rend une copie parfaite.
THURAM (7) :
A l’image de son compère de l’axe central, sa première mi-temps a été excellente. Seule ombre au tableau : un penalty concédé sur une faute un peu stupide. Insuffisant cependant pour ternir un premier acte de grande qualité. La suite a été du même ton : marquage parfait, bonne couverture, des duels gagnés… Du grand Thuram.
ABIDAL (6,5) :
De retour dans le couloir gauche, il a imposé un énorme duel à Sergio Ramos. Un gros engagement et une majorité de duels remportés. Il a en revanche eu plus de mal offensivement, Malouda et Zidane se trouvant souvent devant lui. Après la pause, il a reculé et s’est souvent contenté de défendre. Parfois en difficulté face à Joaquin notamment mais un bon match à l’arrivée.
MAKELELE (7,5) :
Sa première mi-temps a été un modèle du genre. Un maximum de ballons récupérés et un travail de fourmi face à Raul pour empêcher le capitaine espagnol d’être servi dans les intervalles. Sans oublier une vrai complémentarité (enfin) avec Vieira. La suite a été identique. Makelele a été grand, tout simplement. Et le tout en ne concédant que deux petites fautes…
VIEIRA (8) :
Comme face au Togo, il a été décisif en offrant la balle de but à Ribéry en fin de première période. Avant cela, il avait été un complément parfait à Makelele, bloquant très haut la majorité des offensives espagnoles. Sa montée en puissance dans ce Mondial s’est confirmée en deuxième mi-temps avec une énorme activité dans l’entrejeu. Et puis, il y a eu ce but dans les dernières minutes. Son deuxième en deux matchs.
F.MALOUDA (5,5) :
Une première période décevante malgré une grosse envie. Mais le Lyonnais a semblé manquer de jus et surtout, il a eu du mal à bien se positionner offensivement. Après la pause, il a eu moins de difficultés, se procurant au passage une belle occasion. Et s’il n’est pas souvent parvenu à faire la différence offensivement, il s’est rattrapé en défendant sans relâche. On attend quand même un peu mieux. Remplacé par GOVOU (74eme), qui a bien réussi sa rentrée en frappant au but et en réalisant surtout un magnifique sauvetage sur une frappe de Senna.
RIBERY (7,5) :
On a d’abord eu peur pour lui avec une énorme occasion ratée sur un service de Thierry Henry. Mais le Marseillais a été récompensé de sa belle activité en égalisant juste avant la pause. Son premier but en Bleus. Peut-être libéré, Ribéry a réalisé une deuxième mi-temps époustouflante, accélérant quand il le fallait et gardant le ballon dans les moments chauds. Bluffant !
ZIDANE (7) :
La motivation était là. Il a joué très haut pendant une première mi-temps où il a beaucoup demandé le ballon. Et où il n’a pas semblé déstabilisé par les moqueries répétées des supporters espagnols. Il a donc joué sa partition du moment avec justesse : une bonne conservation du ballon, des passes précises et quelques accélérations pour ouvrir des espaces. Alors bien sûr, ce n’est plus le grand Zizou. Mais ce Zidane là n’est pas mort et en marquant le troisième but des Bleus, il l’a encore prouvé au monde entier.
HENRY (6,5) :
Quarante-cinq première minutes qui peuvent se résumer à des hors-jeu à répétition. Mais aussi et surtout à des appels incessants et à des accélérations intéressantes dans le couloir droit. Sur l’une d’elles, il aurait pu se transformer en passeur décisif. Son rôle n’a pas changé après la pause. Souvent seul devant, il a montré ce que « sacrifice » voulait dire. Du mouvement, des courses dans tous les sens et un état d’esprit irréprochable. Quel dommage cependant qu’il n’ait pas été servi une fois dans le dos de la défense espagnole. Remplacé en fin de match par WILTORD (88eme), passeur décisif sur le but de Zidane.
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