Prochains Matchs
|
|
|||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||
En position favorable face à la Corée du Sud, les Français ont fini par craquer et concéder une égalisation évitable alors que le danger n'était que relatif. Les regrets sont là. Mais l'espoir subsiste. L'équipe de France a montré un visage plus avenant et peut passer le premier tour. Pour Zidane...
Un grand coup de pied dans le cuir. Un cri qui déchire la nuit. William Gallas enrage. Le défenseur des Bleus a fait ce qu'il pouvait sur la reprise de Ji-Sung Park. Mais à contretemps, le joueur de Chelsea a vu le ballon filer dans les filets d'un Fabien Barthez médusé et pourtant peinard jusque-là. Nullement dérangé par les maigres offensives asiatiques durant près de 80 minutes, le Marseillais a encaissé ce but sur le premier tir cadré des Coréens. Difficile à accepter après une première période pleine, marquée par le premier but des Bleus lors de ce Mondial, réussie grâce au revenant Florent Malouda et à un Patrick Vieira des plus saignants.

Auteur d'un but injustement refusé alors que le ballon avait franchi la ligne, Patrick Vieira a symbolisé le manque de réussite des Tricolores, dimanche sur la pelouse du Zentralstadion de Leipzig. "Avec tous les efforts qu'on a produits, on a bien défendu, on s'est créé des occasions, voir encore une fois que l'arbitre a omis ou n'a pas vu ce but, ce sont des petits trucs qui font la différence, regrette Thierry Henry. A un moment donné, ces petits trucs-là, on les avait en notre faveur et maintenant on ne les a plus." Ce manque de réussite ne saurait cependant masquer la forêt des inconstances françaises. Si les hommes de Raymond Domenech ont réussi une entame des plus convaincantes, justement récompensée par le premier but en Coupe du monde de Thierry Henry depuis le 18 juin 1998 (France-Arabie Saoudite), les choses se sont gâtées au retour des vestiaires.
Un coaching trop tardif
Menant seulement 1-0, les Bleus n'ont pas continué leur oeuvre de la première période. Face à une équipe coréenne, ennuyeuse au possible et fort inoffensive, les Bleus se sont crus à l'abri et ont laissé venir les représentants du pays du Matin calme. Un tort. Le travail de sape des hommes de Dick Advocaat a fini par payer. "C'est vrai qu'en seconde période on a joué plus bas, on a arrêté de presser , analyse Zinedine Zidane. On a arrêté de faire ce qu'on faisait en première période, ce qui nous avait permis de bien jouer, parce qu'on était peut-être un peu moins bien physiquement." Si tel est le cas, une question se pose : pourquoi Raymond Domenech n'a-t-il pas injecté de sang-neuf dans son onze ? Mis à part Franck Ribéry entré à l'heure de jeu, le sélectionneur n'a consenti à effectuer aucun autre changement avant la 88e minute et l'entrée de Vikash Dhorasoo. Il a récidivé deux minutes plus tard avec l'entrée de David Trezeguet. Inutile.

C'est d'autant plus regrettable que l'attaquant turinois avait son mot à dire en seconde période. De nombreuses phases offensives tricolores se sont soldées par des attaques excentrées de Malouda, Wiltord puis Ribéry qui n'ont pu se conclure par des centres. Faute de combattant dans la surface et d'un Thierry Henry qui préfère le jeu au sol et dans la profondeur. On en a eu la preuve sur son but plein d'opportunisme de la 9e minute et sur son occasion de la 85e. Malheureusement, sur cette dernière opportunité, le Gunner est tombé sur un Lee Woon-jae très en verve. "Je n'ai pas entièrement le contrôle du ballon sur le coup, j'en ai marqué 20 000 des comme ça, j'en ai raté 20 000 aussi, regrette-t-il. Là ce n'est pas rentré. Dommage, le discours aurait changé. Heureusement, nous avons notre destin entre les mains. "
Pour être assuré de disputer les huitièmes de finale, les Bleus devront battre le Togo avec deux buts d'écart, vendredi à Cologne (nldr : seul ce résultat qualifiera la France à coup sûr). Mission largement possible pour les Tricolores. Elle l'était aussi il y a quatre ans face au Danemark... "Le Togo n'est peut-être pas une équipe comme le Danemark", relativise Willy Sagnol. En attendant, les Français vont devoir préparer leur der du premier tour sans Eric Abidal et Zinedine Zidane, suspendus. Deux absences préjudiciables et hautement regrettables. D'autant que si les Bleus ne réussissent pas leur challenge, on ne reverra jamais Zizou sur un terrain de football. Mais ça, personne ne veut y penser. Pas même le principal intéressé. "A aucun moment je n'ai pensé ça. Je pense plus loin, même si quand je sors, je suis triste, parce qu'on est toujours triste quand on fait match nul ou quand on perd. Mais toute l'équipe voit plus loin. On va souffrir sur ce premier tour, mais j'espère qu'on ira très loin après, nous on en est convaincu. " Reste à nous convaincre.
Commentaires