Dimanche 18 juin 2006
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A qui le tour ? 1998, deuxième match des Bleus. Zinédine Zidane va gâcher la fête d’une victoire face à l’Arabie saoudite, le 18 juin (déjà) 1998, à cause d’un « rucking » comme le nomme les rugbymen sur un adversaire alors que le match est plié. Zidane rentre piteusement au vestiaire, la tête basse, sans que Aimé Jacquet ne le regarde. Quatre ans plus tard : deuxième match des Bleus. Les Uruguayens avaient promis de mettre le pied. Blessé, Zidane regarde anxieusement la télé et voit Thierry Henry prendre coup sur coup. Le Gunner pète les plombs et répond à la 26eme minute : c’est lui qui voit rouge.
Depuis 1998 la France a la fâcheuse habitude de ne pas finir les matchs à onze. Raymond Domenech le sait et l’a dit samedi en conférence de presse. « Ca serait bien de finir à 11. » Le sélectionneur n’a pu que remarquer la tension régnant dans son équipe. La trop grande faim de victoire peut dangereusement s’allier avec la trop grande peur de perdre. Les Bleus paraissent nerveux, tendus à l’image d’un Willy Sagnol ou d’un Patrick Vieira qui devront se contrôler face aux Coréens, ne pas répondre, bref, devront gérer ce paramètre.
En 1998, Zinédine Zidane avait fait montre de nervosité lors des matchs de préparation avant de craquer face aux Saoudiens. En 2002, Thierry Henry s’était fâché contre les médias qui avaient laissé entendre qu’il pourrait déclarer forfait à la suite d’une petite blessure musculaire. Face aux Uruguayens, il n’avait pas su contrôler ses nerfs. Plus récemment, David Trezeguet avait mis les Bleus en difficultés en Israël en étant exclu pour un coup de tête. Au vu des derniers matchs et des cartons jaunes « bêtes » distribués pour des broutilles, on peut craindre pour les Bleus que la malédiction du deuxième match se reproduise encore.
Par Trézéguet David
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