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Mercredi 6 juillet 2005 3 06 /07 /Juil /2005 00:00

Selon l’UNFP, le syndicat des joueurs, la FFF a trouvé un accord pour disputer un match amical contre l’équipe du Sénégal le 17 août prochain, au Stade de France-Paris 2012, en remplacement de l’Argentine, qui s’est désistée faute d’un accord sur le match retour. Ce pourrait donc être une revanche du Mondial 2002 en Corée, lors du match d'ouverture, qui avait vu les Sénégalais dominer les Champions du Monde d'alors (1-0). La FFF devrait officialiser la date dans le courant de la soirée.

Par Miss Lili
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Mercredi 6 juillet 2005 3 06 /07 /Juil /2005 00:00

Raymond Domenech constate avec satisfaction que la FIFA a suspendu David Trezeguet pour "seulement" deux matches, suite à son expulsion en Israël (2-1) due à un coupe de tête sur Ben Haïm. «Pour moi, c'est une confirmation que la commission de discipline de la FIFA a pris conscience des événements, a déclaré Raymond Domenech à L'Equipe.fr. Elle a dû regarder les images, car en général, elle ne rigole pas. Normalement, il doit prendre quatre matches sans discuter. Il en prend deux, ce qui est très rare. La commission a été très sympa. C'est une bonne nouvelle car il sera là en Suisse et contre Chypre (deux derniers matches éliminatoires vers la Coupe du monde 2006, en novembre 2005).»

Le cas Trezeguet est très différent, selon le sélectionneur, de celui de Djibril Cissé, suspendu cinq puis quatre matches pour un coup de pied sur un adversaire portugais en novembre 2003. «"Djib'" avait frappé volontairement, c'était un vrai geste. Dans le cas de David, ils ont bien vu que c'était une réaction viscérale, une peur de s'être fait couper en deux, pour dire au joueur : "tu es fou"». Malgré la suspension de Trezeguet pour les matches de septembre, Raymond Domenech envisage déjà de le convoquer pour le match amical France - Argentine du 17 août. «S'il y a un joueur au monde qui a envie de faire France - Argentine, c'est vraiment lui. Si je peux, si la FIFA le permet, je le ferai participer. Il peut être présent. C'est important. Il fait partie de cette équipe de France.»

Par Miss Lili
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Mercredi 6 juillet 2005 3 06 /07 /Juil /2005 00:00

La commission de discipline de la FIFA a décidé de suspendre l'international français David Trezeguet pour deux matches suite à son expulsion le 30 mars dernier contre Israël (1-1). L'attaquant de la Juve avait donné un coup de tête à un joueur israélien après avoir été victime par ce dernier d'un tacle par-derrière à la 56e minute du match.

David Trezeguet manquera ainsi les deux rencontres décisives de l'équipe de France en éliminatoires de la Coupe du monde 2006 contre les Iles Féroé, le 3 septembre, et en Irlande, le 7 septembre. Il sera de nouveau disponible pour affronter la Suisse le 8 octobre et Chypre, quatre jours plus tard, pour les deux derniers matches des éliminatoires.

Par Miss Lili
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Mercredi 6 juillet 2005 3 06 /07 /Juil /2005 00:00

L'équipe de France de football, qui a mené au score avant d'être réduite à dix en deuxième période, a concédé un nouveau match nul face à Israël (1-1) en qualifications du Mondial-2006, mercredi à Tel-Aviv, rendant sa route vers l'Allemagne un peu plus escarpée encore.
Dans une ambiance hostile, avec une Marseillaise copieusement sifflée avant la rencontre, les Bleus pensaient avoir fait le plus dur en ouvrant la marque en début de deuxième période grâce à Trezeguet (50), devenu, avec son 31e but en sélection, le deuxième meilleur buteur de toute l'histoire des Bleus derrière Platini (41 buts).
Mais Trezeguet le héros fut maudit cinq minutes plus tard en se faisant exclure après avoir donné un coup de tête à l'Israélien Ben Haim en réponse à un tacle par derrière de ce dernier (56).
Vaillante, la défense tint le coup de longues minutes avant de céder qsur une tête de Badier à moins de dix minutes de la fin (83).
Les Bleus sont ainsi passés tout près d'une victoire qui leur aurait certainement fait le plus grand bien après leurs trois nuls à domicile face à Israël (0-0), déjà, l'Eire (0-0) et la Suisse (0-0).
Au lieu de cela, bien mal en point malgré leur première place partagée avec Israël dans le groupe 4, ils devront aller chercher leur billet pour le Mondial-2006 à Dublin puis à Berne à l'automne prochain. Et là, deux nouveaux résultats nuls ne suffiront certainement pas.
"Cette expulsion de David Trezeguet, c'est dommage", a-t-il dit. "L'équipe avait respecté la règle des trois "C" : le cerveau pour se mettre en place, le coeur et des convictions".
David Trezeguet après avoir ouvert le score à la 50e minute, a été expulsé à la 55e minute pour un coup de tête donné à un adversaire qui l'avait méchamment taclé.
"Je suis déçu par le résultat mais pas par la manière", a repris Raymond Domenech. "On a eu la qualité jusqu'à ce qu'on marque, et ensuite après l'expulsion, il y a eu du coeur et du courage pour s'accrocher".
La France avait déjà partagé trois fois les points à domicile au Stade de France, trois 0-0 contre Israël déjà, l'Eire et la Suisse samedi.
"Le but de David nous a permis de concrétiser nos occasions, on était bien en place. Après cette expulsion, on a souffert, ça s'est joué à pas grand chose, c'est dommage", a conclu Domenech.
"Nous savions que ce serait un bon match, on a contrôlé la première mi-temps. Nous n'avons pas été surpris par Israël. Après à 10, c'est plus difficile. C'est sûr qu'on est déçu", a déclaré le capitaine Patrick Vieira.
A propos de l'expulsion de Trezeguet, Vieira a simplement déclaré : "c"est à l'appréciation de l'arbitre..."

Par Miss Lili
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Mardi 5 juillet 2005 2 05 /07 /Juil /2005 13:25

Voici l'article de Alexandre Juillard pour le magazine France Football:

Les petits pavillons modestes sont alignés les uns à coté des autres. Dans la rue aux larges pavés se côtoient de vieilles berlines, qui crachottent bruyamment une épaisse fumée noire, et des enfants qui, entre deux passages de véhicules des années 70, s'approprient la rue pour quelques minutes intensives de football. Les temps n'ont pas l'air d'avoir vraiment changé depuis quinze ans à Florida, quartier de classe moyenne situé à la périphérie de Buenos Aires. "Enfin un petit peu quand même, note un commerçant. Avant, l'usine Kellog's était le centre névralgique du quartier. Ce n'est plus vraiment le cas aujourd'hui. Et le triangle a disparu. C'était un terrain vague où les gosses du quartier se rejoignaient pour jouer au football." Le triangle a été remplacé par d'autres petits pavillons. Au temps de sa splendeur, il était, pour ces footballeurs en herbe, la Bombonera (stade de Boca Juniors) ou le Monumental (celui de River Plate). Il était situé au carrefour de trois rues, dont celle d'Araoz. Et c'est dans l'un des pavillons de cette petite artère que David Trézéguet, né en France, à Rouen, est arrivé à l'âge de deux ans. Trois pièces, un salon et deux chambres, il partageait l'une d'elle avec sa petite soeur Fabiana. Voilà quel sera l'univers de David durant quatorze ans, jusqu'à son retour au pays natal.

Il est surnommé "el flaco", autrement dit "le maigre"

Depuis deux ans, cette maison n'appartient plus aux Trézéguet. Elle a été revendue. Mais elle demeure à jamais peuplée de milliers de souvenirs. Dans le petit jardin privatif situé juste derrière ce pavillon, le but tracé à la peinture sur un mur est toujours visible. "C'est là que le David footballeur a fait ses premiers pas, indique l'oncle Tomaso, tonton gâteau de l'international français. Lorsque Jorge Trézéguet, son père, revenait du travail, tous les deux se retrouvaient dans le jardin. Ils travaillaient énormément les fondamentaux. Pied gauche, pied droit, conduite de balle, amorti de la poitrine, frappe, etc. David a tellement frappé dans le ballon que le mur était troué! Il travaillait sans rechigner, c'était un gamin très attachant, très gentil et très sérieux."
Mais le travail ne s'arrêtait pas aux rudiments techniques. Préparateur physique de son état, le père insistait également sur la condition athlétique de son fiston. Dans l'album de photos de la famille Trézéguet, il y a, par exemple, un cliché montrant le petit David allongé sur un banc. Il soulève, à la force de ses bicepts, deux bouteilles remplies d'eau. Il a les traits tirés par l'effort mais il ira jusqu'au bout de l'exercice. "Car il adorait passer un moment comme celui là avec son papa. C'était vraiment un excellent élève", se souvient l'oncle Tomaso. Lorsqu'il n'était pas avec son entraineur personnel, et qu'il en avait terminé avec ses devoirs, le jeune garçon s'en allait avec ses copains du quartier taquiner le cuir sur le terrain vague. Les habitants de Florida se souviennent bien des Trézéguet. Il faut dire que, longtemps, Jorge, le père de David a vécu à un paté de maisons de sa futur femme Loli. Lorsque la famille est revenue, en 1979, après plusieurs années passées en France, elle avait donc dans ses bagages un adorable bambin de deux ans. Toute sa famille, ses oncles, sa grand-mère, vivaient dans la même rue.
"Tout tournait autour du football, car nous étions et sommes encore aujourd'hui des passionnés du ballon rond", souligne l'oncle Tomaso. Très rapidement, donc, David a suivi une formation à l'argentine. Vers cinq ans, il commence à tripoter le cuir au club de baby-football du quartier, l'UVVA. Jusqu'à l'âge de douze ans, deux à trois fois par semaine, il vient user ses baskets sur le carrelage de ce club typiquement argentin. Le football dans cet espace réduit est un passage obligatoire en Amérique latine. D'ailleurs la protection de balle de David, les fesses en arrière, et son gout pour le controle du ballon sous la semelle de ses crampons viennent de ces années passées en Argentine. Mais à partir de onze ans, comme tout Argentin, David Trézéguet découvre aussi le football à onze. C'est tout naturellement qu'il est allé à Platense, en suivant les conseils de son oncle Tomaso.
Pendant 2 ans, le futur goleador passe ses semaines entre "le football réduit" et le football à onze. Au club de Platense, les entraineurs le remarquent d'abord par sa taille et son poids plume. Il est vite surnommé "el flaco", autrement dit "le maigre". Ses performances footballistiques n'impressionnent guère. Matias Vocchio, l'un des vieux copains, se souvient même: "Personne ne misait deux pesos sur lui. Il se tordait beaucoup les chevilles, il était tellement maigre. Pourtant c'était déjà un sacré buteur." Marcelo "Cacho" Espina, qui entraine à l'époque les équipes de jeunes, va pourtant placer une confiance aveugle en lui: "il m'a tout de suite impressionné. Il avait un timing de la tête extraordinaire. Et puis, il faisait toujours son appel au second poteau, ce qui est très rare chez un footballeur de cet age. Sans parler de son jeu dos au but... Il était très propre et, surtout, très intelligent."

Il dit non au maillot argentin puis s'envole pour la France

Un beau jour, l'attaquant de l'équipe professionel de Platense, alors en Premiève Division, est suspendu pour un match. "Cacho" Espina réussit à convaincre l'entraineur de faire confiance au "flaco". A seize ans, David Trézéguet connait donc son grand baptème du feu. Lorsqu'il entre sur le terrain, contre Gimnasia La Plata, un supporter lui lance: "Flaco, mange un peu sinon tu vas t'envoler." Ce jour là, une rumeur de dopage autour de plusieurs joueurs oblige l'arbitre à réclamer un controle généralisé. Le manque d'organisation oblige les deux équipes à rester très longtemps dans les vestiaires. Un sacré souvenir pour un premier match pro.
Les performances de David Trézéguet lors de ses 5 matchs en Premiere Division attirent l'attention des entraineurs des sélections argentines de jeunes. A cette époque, José Pékerna le convoque par exemple à un rassemblement des moins de 20 ans. Mais le joueur refuse. La famille Trézéguet, sûre du talent de David va tenter le tout pour le tout. Jorge vend sa voiture, retire ses économies de la banque, quitte son travail et s'envole pour la France. Un agent argentin, qui a beaucoup de contacts en France, organise les premiers rendez vous de David et de son père avec le PSG et Monaco. Le 25 juillet 1995, la famille au grand complet accompagne les Trézéguet, père et fils à l'aéroport international d'Ezeiza. L'une des tantes de David filme toute la scène. Le "flaco" est debout, les bras en V sur l'escalator, le visage barré par un grand sourire. David Trézéguet quitte l'Argentine et retourne dans son pays natal. Trois ans plus tard, il lèvera la coupe du monde avec le maillot tricolore sur les épaules. Lors du tour d'honneur, il vissera sur son crane un bonnet aux couleurs argentines, un coup d'oeil pour un pays qui lui a tant donné.

Par Trézéguet David
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