Espagne 4-1 Russie
Grèce 0-2 Suède
Voici le classement:
1) Espagne: 3 pts ; +3. 2) Suède: 3 pts ; +2. 3) Grèce: 0 pts ; -2. 4) Russie: 0 pts ; -3.
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William Gallas a slalomé avec intelligence et doigté entre les questions des journalistes qui l'interrogeaient, mardi, sur la parti-pris trop défensif du jeu des Bleus contre la Roumanie (0-0). Il n'a pas nié que les consignes visaient à empêcher les Roumains de contrer, plus qu'à remporter la victoire coûte que coûte. Il suggère aussi que les joueurs auront des idées à transmettre au sélectionneur lors du prochain débriefing. «Il faut marquer» assène Gallas.
William Gallas, le match nul contre la Roumanie ne facilite pas les choses avant d'affronter les Pays-Bas...
Il faudra gagner absolument pour être en tête de ce groupe. On pouvait faire mieux, mais il ne faut pas trop s'inquiéter. On n'a pas perdu ! On a un point. Les Pays-Bas sont très très bons sur le plan offensif, ils l'ont montré contre l'Italie. De notre côté, il faudra accélérer le jeu un peu plus, se créer davantage d'occasions, tout en restant concentré derrière. Il ne faudra pas se poser de question.
Si vous avez été prudent, est-ce parce que vous aviez des doutes sur votre défense ?
A chaque match, il faut essayer d'être costaud derrière. Quand vous prenez un but, c'est très dur de revenir au score, surtout contre une équipe comme la Roumanie. Avant le match, on avait insisté sur le fait de ne pas encaisser de but, car on peut marquer à n'importe quel moment. A chaque match, quand il y a une discussion, c'est l'idée. Quand on joue des compétitions comme celles-là, le premier match n'est pas évident. On essaye, mais on n'arrive pas à se lâcher. C'est normal. Pour les prochains matches, il va falloir le faire. On connaît l'équipe de France, elle se sent mieux avec le temps. On sait ce qu'on doit faire.
Changer de dispositif tactique ?
Non. Il faut juste jouer plus vite, être plus en mouvement, demander plus le ballon. On a bien vu que quelque chose n'allait pas. On a joué avec le frein à main, c'est dommage.
Sur quoi faut-il avancer en priorité d'ici vendredi ?
Sur le jeu offensif. Il faut qu'on arrive à se créer plus d'occasions, qu'on soutienne nos attaquants un peu plus, qu'on mette plus la pression camp adverse, et qu'on marque ! Sur corner, sur un coup franc, il faut marquer, même nous les défenseurs. Je vais travailler mes montées sur corner dès demain.
La victoire nette et sans bavure des Néerlandais (3-0) complique la tâche de l'équipe de France. Si cette dernière ne parvient pas à prendre l'ascendant sur les joueurs de Marco Van Basten, vendredi 13 juin au stade de Berne, elle scellera son destin, face à la Squadra Azzura, mardi 17 juin, à Zurich. Raymond Domenech préférerait éviter un tel scénario, deux ans après la finale perdue du Mondial 2006. Le sélectionneur des Bleus connaît trop bien le talent des Transalpins à faire déjouer leurs adversaires. S'ils veulent éviter une sortie prématurée, les Bleus devront livrer, les 13 et 17 juin, un football d'une autre saveur.
"Les premières chaleurs" "La France n'est peut-être plus au niveau où certains la voyaient, on l'a constaté aujourd'hui", a commenté Victor Piturca, le sélectionneur roumain. "Il a raison, ou alors c'est la Roumanie qui est peut-être plus forte qu'avant", a répondu son homologue français. Mais la pirouette de Raymond Domenech ne trompe personne. Les deux équipes ne se valent pas. La balance aurait dû pencher en faveur des Bleus, deux fois vainqueurs de la compétition (en 1984 et 2000), finalistes de la dernière Coupe du monde, alors que les Roumains retrouvent la scène internationale, après huit années d'absence.
Le sélectionneur roumain a aligné une équipe à vocation majoritairement défensive, laissant à Adrian Mutu, le buteur de la Fiorentina, et à l'Auxerrois Daniel Niculae le soin d'animer l'attaque. "La Roumanie avait un jeu très simple qu'elle a bien pratiqué", a confirmé Grégory Coupet. "Après, les premières chaleurs sont arrivées alors que nous, on a été habitué à la pluie. On s'est entraîné toute la semaine sous 11degrés, là il en faisait 25", a ajouté le gardien des Bleus, rejoint dans son analyse climato-footballistique par le sélectionneur français. "On a peut-être manqué un peu de fraîcheur. La chaleur d'aujourd'hui n'était pas propice à la vitesse", a fait remarquer Raymond Domenech.
S'il a confirmé ce lundi le maintien de Patrick Vieira parmi les vingt-trois, le boss des Bleus est optimiste sur la présence de Thierry Henry lors du prochain match, vendredi contre les Pays-Bas. «Il va bien mieux, il avait un petit truc, il était un peu juste pour aujourd'hui. Je pense qu'il sera opérationnel à partir de demain (mardi). »
Et si les favoris n'étaient finalement pas ceux que l'on croyait ? Après la France, tenue en échec par la Roumanie plus tôt dans l'après-midi (0-0), l'Italie, malgré son statut de championne du monde en titre, a été littéralement balayée par une équipe néerlandaise en tous points séduisante (0-3). Certes, la Nazionale, qui n'avait plus perdu contre les Pays-Bas depuis trente ans, râlera certainement longtemps après le premier but accordé à Ruud van Nistelrooy, hors jeu de deux mètres. Elle l'a d'ailleurs fait dès la validation de celui-ci, vidéo à l'appui. Les recommandations de l'UEFA, quant à la diffusion en simultané de la rencontre et des ralentis sur écrans géants dans le stade, n'ont pas servi à grand-chose. A peine le ballon avait-il franchi la ligne que les deux monstres diffusaient en boucle, et sous toutes les coutures, la position illicite du buteur madrilène. A trop discuter, et à trop montrer à M. Fröjdfeldt qu'il s'était trompé, Luca Toni a fini par être (logiquement ?) sanctionné d'un carton jaune.
Sans un somptueux réflexe de Buffon devant le même van Nistelrooy (43e), l'Italie aurait même pu regagner les vestiaires avec une véritable valise. Bien sûr, les Transalpins se sont également créés quelques situations, souvent par Di Natale, mais ils ont à chaque fois fait le mauvais choix dans le dernier geste (3e, 12e). Et quand ils ont cru trouver la faille, sur un corner dévié de Pirlo, ils ont surtout trouvé un Van Bronckhorst bien calé sur sa ligne (31e). Confortés par leur net avantage au score, les Oranje ont avant tout cherché à le défendre en deuxième période. L'Italie a eu le ballon, mais elle n'en a pas fait grand-chose de bon jusqu'au dernier quart d'heure de jeu. Même le canonnier Luca Toni, seul face à van der Sar, s'est complètement manqué (76e). L'Italie a fini par pousser, vraiment, mais sans jamais réussir à tromper la vigilance du dernier rempart adverse.
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Voici les résultats du Groupe C:
Roumanie 0-0 France
Pays Bas 3-0 Italie
Le classement du Groupe C:
1) Pays Bas: 3 pts ; +3. 2) France: 1 pt ; 0. 2) Roumanie: 1 pt ; 0. 4) Italie: 0 pt ; -3.
Coupet -
Sagnol, Thuram (cap.), Gallas, Abidal -
Toulalan, Makelele - Ribéry, Malouda -
Anelka, Benzema.
Score: Roumanie 0-0 France
L'équipe de France n'a obtenu qu'un résultat nul, lundi contre une Roumanie trop bien organisée (0-0), pour son entrée en lice dans l'Euro. Difficile d'obtenir plus qu'un point après un match à un seul tir cadré.
Beaucoup de champions d'Europe ont commencé leurs épopées par un match nul "tranquilou" lors de leur entame. Ce serait mentir de dire que les racines d'un troisième succès français à l'Euro étaient détectables dans le 0-0 concédé à la Roumanie, lundi à Zürich. Mais il faut se raccrocher au calendrier, autant qu'au reste, pour se convaincre que les Bleus vont sortir de ce groupe C très dense avec le rang dû à leur statut de finaliste à la Coupe du monde. Le reste ? Un match que le gardien roumain Bogdan Lobont a passé sans avoir à se mettre en valeur, exempt de toute occasion franche côté français. Avec un collectif désordonné, un 4-4-2 élastique plus que classique, l'équipe de France eut des moments de flottement sur le plan défensif et de véritable impuissance sur le plan offensif. Elle conserve aussi une vraie marge de manoeuvre sur le plan physique. Une montée en puissance comparable à celle de 2006 ne serait pas vue comme une intruse.
Le match fut à deux doigts de pourrir après la 45e. C'est presque un miracle que cela ne soit pas arrivé avec cet arbitrage ni bon ni mauvais, juste terriblement inconstant. La première impression fut pourtant que l'équipe de France avait pris ce match par le bon bout, avec ce qu'il fallait d'allant, de justesse technique, de volonté de s'imposer comme la patronne et de marquer vite. Cela ne dura guère plus de dix minutes. Par quelques tampons et des remontées de balle aussi brusques que difficiles dompter, les Roumains sont entrés dans leur match en écartant très vite des esprits français toute idée de supériorité.
L'équipe de France eut plus souvent le ballon et conserva l'initiative, mais pour ne pas en faire grand chose à vrai dire. La justesse technique se fit progressivement plus discutable, alors qu'Anelka la jouait brouillon sur les rares ballons vaguement exploitables (9e, 33e, 37e). Le premier ballon cadré s'est dirigé vers Lobont à la 43e après un une-deux Benzema -Ribéry détourné. Le premier tir cadré, à proprement parler, à la 57e, sur un timide plat du pied du Lyonnais, servi par son nouveau complice. Le premier ? Le seul. Il y avait peu d'appels, pas beaucoup de spontanéité. Parfois, le porteur bleu dut affronter un trois contre huit dans les trente derniers mètres. Injouable. Il aurait fallu un excès d'imprudence ou un exploit personnel. Ils ne sont pas venus. Raymond Domenech envoya un message à la 71e minute en remplaçant Anelka par Gomis. A la 78e, il fit même entrer Nasri à la place du Lyonnais. Le match ne changea pas, et le banc français, à la toute fin, aurait signé pour conserver un score que les Roumains avaient entrepris de faire basculer sur un malentendu. Vendredi, il faudra faire mieux.
«Raymond Domenech, dans quel état sentez-vous le groupe à la veille de son entrée en lice ?
Nous sommes comme toutes les équipes qui attendent ce début d'Euro. Les joueurs voient les autres commencer leur tournoi. Ils n'ont qu'une seule envie : que ça commence. On est un peu dans l'impatience.
Où se situe votre plus grande inquiétude, à l'heure actuelle ?
Tout m'inquiète, comme à la veille de chaque grande compétition, et même de chaque match. Tout ce qu'on a mis en place peut être balayé, parce qu'il y a un adversaire. A-t-on fait tout ce qu'il fallait ? Et même si on a envie de répondre oui, l'adversaire peut avoir fait plus que nous et être supérieur. Le nom de nos trois adversaires suffit largement à installer cette part de doute. On peut être conscient de nos forces, mais sensibles à celles de l'adversaire. Le niveau de ce premier groupe est inquiétant. On ne sait pas ce qui peut se passer. Mais on s'inscrit dans l'idée d'aller au bout.
De quelle équipe se rapproche la Roumanie, parmi vos adversaires récents?
Elle ressemble fortement à l'Italie, dans ses qualités, le talent de ses joueurs, son organisation, sa discipline.
Un match nul serait-il un bon résultat ?
Je ne sais, je dirai ça à la fin de la poule. Ça dépend du contenu du match. (Ironique). Avec trois nuls, toutes les équipes peuvent se qualifier.
Les matches de préparation vous ont-ils rassuré ?
Sur ce que j'ai vu, je ne sais pas si on est au point. On est au mieux possible par rapport à la préparation qu'on avait imaginée.
Vous avez pêché par manque de réalisme...
Je préfère avoir des occasions et peu de buts dans les matches de préparation, et l'inverse à l'Euro. Une équipe qui a des occasions est une équipe qui crée quelque chose, c'est positif.
Êtes-vous optimiste ?
Ni optimiste ni pessimiste. Je la joue à l'anglaise : wait and see.»
Ceci confirme le forfait de Patrick Vieira pour ce match, annoncé par Raymond Domenech avant le départ pour la Suisse. Il confirme aussi que Thierry Henry ne serait pas en mesure de débuter le match. L'attaquant du FC Barcelone ne s'est pas entraîné pendant les trois jours qui ont suivi France - Colombie (1-0).
Benzema et Anelka, qui n'ont pas été associés lors des trois matches amicaux (Equateur, Paraguay et Colombie) avant l'Euro n'ont jusqu'à ce jour disputé que trois bouts de matches ensemble : 45 minutes contre l'Autriche (1-0) pour la première sélection du Lyonnais, 2 minutes contre la Slovaquie (1-0) en août 2007 et 13 minutes face à l'Ecosse (0-1) au Parc des Princes. Lors de ces trois rencontres, Anelka était titulaire.
Henry a cependant touché à nouveau le ballon dimanche et participé normalement à la séance, avec un chasuble jaune, celui des remplaçants. Patrick Vieira a participé lui aussi. Il s'est un peu plus livré que les autres jours, tentant notamment quelques frappes durant les exercices préparatoires. Une décision quant à sa participation à l'Euro doit être prise lundi.
Selon toute vraisemblance, l'équipe évoluera en 4-4-2. Avec ces titulaires-là, l'équipe peut s'organiser avec deux meneurs excentrés ou avec un milieu en losange.
L'équipe probable : Coupet - Sagnol, Thuram, Gallas, Abidal - Makelele, Toulalan - Ribéry, Malouda - Benzema, Anelka






