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Discret jusque-là, Zinedine Zidane, présent en Afrique du Sud, a livré dimanche sur Canal Plus son impression sur la première prestation de l'équipe de France dans cette Coupe du monde face à l'Uruguay (0-0). Pour Zizou, les Bleus "ont voulu faire la différence tout seul, alors que c'est le collectif qui doit ressortir d'un match comme celui-là."
Quatre ans après avoir mis fin à sa carrière professionnelle suite à son expulsion en finale du Mondial face à l'Italie, Zinedine Zidane était de retour en Coupe du monde pour assister des tribunes à la défaite de l'Algérie face à la Slovénie (0-1), dimanche au stade Peter Mokaba de Polokwane.
Pour Zizou, les Bleus se sont montrés trop individualistes lors de cette rencontre inaugurale. "Le problème,
c'est qu'on a vu trop d'actions individuelles. Ils ont voulu faire la différence tout seul, alors que c'est le collectif qui doit ressortir d'un match comme celui-là", a confié le champion
du monde 98. Selon ce dernier, "le problème vient peut-être du sélectionneur", mais ce dernier "n'est pas un entraîneur". Ce sont avant tout "les joueurs qui doivent se
bouger et tout faire pour changer la donne. Il faut que cette équipe arrive à jouer ensemble".
"Aucun joueur ne doit revendiquer quoique ce soit"
" Une Coupe du monde, c'est très court", prévient l'ancienne star de la Juve et du Real. "Certains ne la joueront peut-être
jamais plus. Il faut donc mettre son égo de côté et travailler pour le collectif. Ce n'est pas ce qu'on a vu lors du dernier match"
Pour Zidane, "aucun joueur ne doit revendiquer quoique ce soit. La seule revendication qu'ils puissent avoir, c'est de vouloir apporter quelque chose sur le terrain". Et les Bleus de 2010 n'échappent pas à la comparaison avec leurs glorieux aînés: "En 98, il y avait un dialogue entre Jacquet, l'entraîneur, et deux énormes joueurs, Laurent Blanc et Didier Deschamps, qui sont depuis devenus entraîneurs. C'est ce qu'il faut. Après, le reste suivait".
Source: Sports.fr
Depuis plusieurs jours des bruits de couloir laissaient entendre que Yoann Gourcuff était devenu indésirable dans le groupe France. Positionné très bas aux côtés de Jérémy Toulalan, le meneur de jeu bordelais n'a pas démérité, sans pour autant éblouir les matchs amicaux des bleus. Ses coéquipiers non plus d'ailleurs.
Au contraire, les actions d'Abou Diaby, qui possède le même positionnement à Arsenal, ont apporté de la percussion au jeu de l'équipe de France. De quoi demander l'éviction pure et simple du beau gosse breton ?
Et c'est le capitaine Patrice Evra qui a confirmé cette mise à l'écart dans l'Equipe : "Yo, je ne l'entends
pas. Pour parler de Gourcuff, il faut parler à Toulalan. C'est avec lui que je le vois rigoler...". Ces révélations du joueur de Manchester laissent perplexe.
A propos de ses autres partenaires, Patrice Evra brosse des portraits plutôt sympathiques. Thierry Henry qui "vit football, respire football", Sidney Govou, "un gars cultivé", Franck Ribéry qui "passe son temps à faire le con" ou encore William Gallas, surnommé "Gallastrophe", tout le monde est beau, tout le monde est gentil...sauf Yoann Gourcuff.
Patrice Evra se montre, à l'image de Raymond Domenech, plutôt exécrable en conférence de presse. Les deux hommes pratiquent assidument la langue de bois et affichent sans vergogne leur mépris à l'égard des journalistes. Alors quand la seule sortie sur la vie du groupe consiste à enfoncer l'un des meilleurs joueurs de l'équipe, on est en droit de se poser des questions sur la prétendue super entente de cette équipe.
L'équipe de France a débuté son Mondial par un nul contre l'Uruguay (0-0). Elle occupe la troisième place de son groupe, devancée par l'Afrique du Sud et le Mexique, au bénéfice de leur but marqué.
Pas un mauvais résultat en soi, mais pas le résultat escompté. Les Bleus ont entamé leur Mondial par un nul (0-0) contre l'Uruguay, vendredi soir. S'il laisse les espoirs de qualification des Bleus intacts, il pourra attiser quelques regrets.
Comme face à la Tunisie et la Chine, les joueurs de Raymond Domenech se sont montrés trop déficients à l'approche de la zone de vérité. Organisés en 4-2-3-1 plutôt qu'en 4-3-3, avec Diaby et Toulalan devant la défense, les Bleus ont eu la maîtrise du jeu. Trop timorés à l'approche de la cage de Muslera, auteur d'une seule belle parade sur un coup-franc direct de Gourcuff (18e), les Français peuvent regretter l'énorme occasion manquée par Govou dès la 7e, lorsque Ribéry lui a servi un centre parfait que le Lyonnais a manqué.
L'énorme match de Diaby au milieu et les entrées en jeu de Malouda -remplaçant surprise-, Henry et Gignac n'ont pas permis aux Bleus de forcer la décision. Pas plus que l'expulsion de Lodeiro (81e). Avec quatre équipes à un point, le groupe A reste plus ouvert que jamais. La rencontre de jeudi contre le Mexique vaudra très cher pour l'équipe de Raymond Domenech.
source: L'Equipe
Voici le programme du Groupe A pour ce 1er tour:
Vendredi 11 juin:
à 16h00: Afrique du Sud - Mexique
à 20h30: Uruguay - France
Mercredi 16 juin:
à 20h30: Afrique du Sud - Uruguay
Jeudi 17 juin:
à 20h30: France - Mexique
Mardi 22 juin:
à 16h00: Mexique - Uruguay
à 16h00: France - Afrique du Sud
FRANCE - CHINE : 0-1
But : Deng Xhuo Yang (68e)
Une victoire pour commencer (Costa Rica 2-1). Un nul pour enchaîner (Tunisie 1-1). Une défaite sidérante pour conclure. L'équipe de France n'aura pas suivi la méthode la plus adaptée pour se
rassurer et rassurer ceux qui la suivant avant d'entamer la Coupe du Monde le 11 juin contre l'Uruguay. Une fois consommée cette défaite historique quoiqu'amicale contre la Chine (0-1), il n'y a
plus aucun test pour corriger le tir. Quelques séances d'entraînement, encore un long voyage, et des conférences de presse sûrement un peu crispées : voilà à quel programme les Bleus devront se
soumettre pour trouver la confiance et de la fraîcheur. La semaine sera longue.
Le score ne dit pas que l'équipe de France a dominé cette rencontre. Mais elle l'a fait de façon hautement
stérile, du début à la fin. Quand Malouda a frappé et s'est fait contrer à la 2e minute, les Réunionnais pouvaient encore nourrir l'espoir de voir la sélection nationale l'emporter. Le reste fut
beaucoup plus brouillon. Il a suffi à la Chine de défendre intelligemment et de jouer tranquillement à la récupération pour priver l'équipe de France de munitions.
Coup franc et ballon flottant
Il a fallu un peu de chance, bien sûr, à l'équipe chinoise pour signer l'exploit le plus retentissant de son football. Elle a trompé Lloris sur son premier tir cadré du match (68e). Un coup franc de Deng Xhuo Yang qui a échappé au gardien lyonnais. Les images montrent que les réserves émises par l'écrasante majorité des joueurs sur le ballon de la Coupe du monde étaient sûrement fondées. Il a fusé comme le bon ballon de plage décrit depuis des semaines au point d'échapper complètement à Lloris. Ce ballon, on devrait reparler de lui plus d'une fois d'ici au 11 juillet. Le manque de réussite a aussi frappé à la dernière seconde du temps additionnel. Sur un coup franc indirect, une partie de ping-pong a empêché Gallas, d'un souffle, de pousser le ballon au but.
Battue par la 84e nation FIFA, l'équipe de France avance vers le Mondial sur un fil, sans la moindre certitude sur son nouveau 4-3-3, et encore moins sur ses titulaires abonnés. Les entrants ont
encore apporté quelque chose, notamment Gignac, Diaby et Réveillère, qui a joué avec les Bleus pour la première fois depuis novembre 2005. L'Afrique du Sud, qui évolue dans les mêmes eaux que la
Chine, a sûrement entendu le message. Tout est possible. En quinze matches, l'équipe de France n'avait jamais perdu contre une équipe asiatique.
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