Prochains Matchs
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Parmi les nombreux messages que vous nous avez fait parvenir depuis mardi sur les joueurs incontournables, à vos yeux, pour le Norvège - France du 11 août, quelques noms se détachent et une tendance d'ensemble est perceptible : vous avez envie de revoir en équipe de France des joueurs injustement écartés de la Coupe du Monde. Le nom de Samir Nasri écrase tous les autres, de loin. "Il saura mener le jeu de l'équipe", martèle ainsi Olympien 27. "Il peut devenir le maître à jouer de la nouvelle équipe de France", ajoute Anthony Peron.
Ceux de Karim Benzema et Philippe Mexès reviennent avec une très forte régularité. Vous voyez en ces deux joueurs des pièces maitresses de la future équipe de Blanc. "Mexes a une excellente relance, une bonne vision du jeu qui rappelle Maldini et a un sens de la compétition inné", résume Thibaud de Lovinfosse. Pour Julien Rambourg, le défenseur romain est "indispensable par son expérience et sa constance depuis de nombreuses années. C'est le futur leader de l'équipe !" Concernant l'attaquant du Real Madrid, Malcolm Bauche le considère comme "le meilleur choix". "Raymond Domenech n’a pas su le cadrer, Laurent Blanc y arrivera car il a une légitimité et une aura autrement plus imposante que son prédécesseur", estime François Garet.
Fabien59290 : "Kakuta amènerait de la fraicheur"
Derrière, c'est beaucoup plus flou, mais quelques joueurs comme Trezeguet et L. Diarra sont cités parmi les anciens titulaires du maillot bleu. Pour Etienne Ducret, Trezeguet serait un choix "judicieux". "De deux choses l'une : soit ce pourrait être une belle 'dernière' (qu'il mériterait), soit, en cas de match plein, redevenir une solution crédible pour l'attaque des Bleus qui manque cruellement d'expérience." Quant à la fraîcheur qui devrait caractériser cette liste sans le moindre Mondialiste, elle devrait être incarnée à vos yeux par Cabaye (Lille), Koscielny (Arsenal), Rami (Lille), Rémy (Nice) ou Kakuta (Chelsea). Cabaye est "régulier dans ses matches et peut être notre meneur de jeu" écrit Damien Hulin. "Rami a refusé la sélection marocaine, relève le Nordiste Fabien59390, cela démontre l'envie qu'il a de jouer en équipe de France." Il est "défenseur mais aussi buteur", relève-t-il.
Mais, à l'image d'autres contributeurs, c'est sur le leader technique des tous frais champions d'Europe que Fabien59390 est le plus prolifique. "Kakuta est certainement le meilleur joueur de l'équipe de France des moins de 19 ans, de par sa technique et sa lucidité, il est sérieux et appliqué à chaque match et très rapide balle au pied". "Voilà un joueur qui amènera de la fraicheur en équipe de France", poursuit Domi Lung. Concernant Trezeguet et Kakuta, l'ancien et le jeunot, le débat reste ouvert : certains d'entre vous soulignent qu'ils n'en ont pas fait assez sur la durée des derniers mois pour mériter les Bleus. Autre nom qui divise : Ben Arfa, comme d'habitude. "C'est un bon joueur mais il fait une ou deux bonnes actions et après plus rien", tranche Domi Lung. Parmi les noms les moins attendus, citons David Ngog (Liverpool), Johan Audel (Valenciennes), Fabien Lemoine (Rennes) et... Mickaël Pagis, le tout jeune retraité rennais, auquel un internaute souhaite rendre cet hommage.
LES JOUEURS CITES :
GARDIENS : Ruffier, Frey
DEFENSEURS : Mexes, Koscielny, Rami, Trémoulinas, Chalmé, Mathieu, Jallet, A. Cissokho, Boumsong.
MILIEUX : Nasri, Cabaye, L. Diarra, Balmont, Bodmer, MVila, Marveaux, Mavuba, Be. Cheyrou, Pedretti, Flamini, Lemoine.
ATTAQUANTS : Benzema, Kakuta, Trezeguet, Rémy, Ngog, Hoarau, Ben Arfa, Briand, Audel, Frau, Pagis.
LE COMMUNIQUE DE LA FFF :
"Laurent Blanc a été entendu ce vendredi 23 juillet par le Conseil Fédéral auquel il a présenté son staff et son projet sportif.
Il a également proposé au Conseil Fédéral, qui l’a accepté, de ne retenir pour le match amical Norvège − France, du mercredi 11 août à Oslo, aucun des 23 joueurs officiellement sélectionnés par la Fédération Française de Football pour la Coupe du Monde en Afrique du Sud.
Laurent Blanc communiquera la liste des joueurs retenus pour ce match Norvège – France, le jeudi 5 août, à 11h30, au siège de la FFF."
Source: Eurosport
"Pour sa première Coupe du Monde, après trois ratées, on s'attendait à plus d'enthousiasme de sa part. J'ai juste envie de voir ce qu'il va devenir quand il ne pourra plus courir derrière un ballon", voici comment Bixente Lizarazu tente d'éviter de répondre à la question que se posait récemment Nicolas Anelka dans France Soir. Souvenez-vous : "Lizarazu, c'est qui? Une légende vivante? Ou un ancien joueur frustré?".
Interrogé par le Figaro sur sa reconversion dans les médias, Lizarazu ne peut pas vraiment échapper aux polémiques qui crépitent encore comme des cendres encore chaude dans la cheminée de l'équipe de France. Le jugement ferme qu'il a porté pendant l'épreuve, disons à mi-chemin entre les opinions de Christophe Dugarry et les affirmations radicales de Lilian Thuram, devrait avoir des échos pendant de longs mois encore. «Mon nouveau métier, c'est de décrypter un sport qui est devenu complètement formaté, a rappelé Liza, consultant pour TF1 et RTL. Pas d'entrer dans de pathétiques querelles de cours d'école."
Soit, mais la pique lancée plus haut relance à elle seule ce dialogue de sourds. A quand un lieu pour poser la vraie question, à la source de la polémique ? A quand une vraie rencontre entre ce nouveau journaliste et Anelka ? "Anelka s'est-il expliqué sur son insulte à Domenech ? Rien.", lance Lizarazu.
Le milieu de terrain de l'équipe de France, Jérémy Toulalan, reconnaît avoir joué un rôle direct dans la mutinerie des Bleus pendant la Coupe du monde, assume mais regrette le fiasco. Dans un entretien publié par le Journal du Dimanche, le joueur de l'Olympique Lyonnais révèle notamment que le communiqué des joueurs lu par Raymond Domenech le jour de la grève de l'entraînement a été rédigé par son attaché de presse personnel. Le texte, par lequel les Bleus ont affiché leur soutien à Nicolas Anelka, chassé de l'équipe pour avoir insulté Domenech à la mi-temps de la défaite face au Mexique, était jusqu'alors communément attribué à l'avocat du capitaine Patrice Evra.
"Avec quelques joueurs, on a couché des idées pour expliquer notre démarche. Puis avec nos conseillers, on a essayé de mettre ça en forme pour être bien compris. On a essayé de maîtriser les choses, même si c'était peut-être indéfendable", dit Toulalan, 26 ans. "On n'a pas cautionné ce qu'avait dit Nicolas Anelka. Mais c'est le genre d'événement qui arrive parfois dans un groupe. C'est mal, mais ça existe", précise-t-il. "Quand c'est sorti (ndlr: à la "une" de L'Equipe) tout s'est précipité. On a vite appris qu'Anelka allait être renvoyé. On a essayé d'organiser une réunion pour qu'il aille s'expliquer avec le coach. Elle n'a jamais eu lieu car la décision de son exclusion avait été prise."
Le milieu de l'OL, qui compte 36 sélections, dément qu'il y ait eu au sein de l'équipe de France des "meneurs et des suiveurs", "des gentils et des méchants". "On est tous responsables à partir du moment où personne n'a rien dit", ajoute-t-il.
"UNE TACHE DANS MA CARRIÈRE"
Toulalan souligne aussi que "personne n'a été menacé", dément l'existence de clans et que le milieu de terrain Yoann Gourcuff ait été ostracisé et même menacé physiquement. "C'est complètement faux! J'ai même entendu que j'avais séparé Franck (Ribéry) et Yo (Gourcuff): Du grand n'importe quoi, il n'y a eu aucune altercation entre eux."
Toulalan exprime ses regrets sur le dérapage de l'équipe de France qui, selon le JDD, le fait "nager en plein cauchemar".
Regrets sur la forme de la protestation et notamment sur le fait que le texte des joueurs ait été lu par Domenech, ce qui a brouillé le message: "Je l'avais dit: c'était au capitaine d'aller la lire."
Regrets sur les conséquences de cette décision: "On n'a juste pas mesuré l'impact que ça allait avoir. On ne s'en est rendu compte qu'en rentrant à l'hôtel (...) Le président (de l'Olympique Lyonnais Jean-Michel) Aulas (...) m'a conseillé de faire des excuses au plus vite. C'est ce qu'on comptait faire. On n'a pas pu", rappelle-t-il en allusion au refus de Domenech de laisser ses joueurs s'exprimer en conférence de presse.
Regrets sur l'attitude générale des Bleus pendant la Coupe du monde: "Il aurait peut-être d'abord fallu se parler sur le terrain. Cet esprit de corps qu'on a eu autour d'Anelka, il aurait fallu l'avoir en match."
Regrets sur son comportement personnel: "J'ai du mal à digérer de ne pas avoir eu le courage de me lever pour m'exprimer."
Interrogé sur d'éventuelles sanctions, il répond: "On n'a pas le choix: on a tellement fait n'importe quoi qu'on accepterait. En tout cas, les sanctions doivent être collectives."
Quant à son avenir en équipe de France, celui que les médias considèrent comme un capitaine possible du nouvel entraîneur Laurent Blanc, juge qu'il "faut retrouver les valeurs qu'on a zappées: respect, fierté du maillot, du pays".
"Aujourd'hui je me demande comment on a pu faire ça... C'est une tache dans ma carrière. Elle va être difficile à effacer."
Source: Nouvelobs
Tangui Salaün, édité par Jean-Paul Couret
Une heure, c'est le temps qu'a duré la première conférence de presse de Laurent Blanc. C'est énorme à l'échelle des Bleus, et très peu pour faire le tour de toutes les questions. Laurent Blanc en a laissé beaucoup en suspens sur les suites qui seront données à la mutinerie de Knysna. On a compris trois choses à ce sujet. La première : que le sélectionneur en tiendrait compte et qu'il chercherait à connaître la vérité. La deuxième : qu'il ne sanctionnerait personne de façon unilatérale : il reconnaît ce pouvoir à la FFF. La troisième : il va chercher l'excellence en matière de résultats et ne tirera pas un trait gratuit sur une série de meneurs si ceux-ci adhèrent au système de valeurs qu'il défend. Ce dernier point confirme ce nous pressentions sur ce site dès la fin de la Coupe du Monde : il est illusoire d'imaginer que certains joueurs ont terminé leur carrière internationale pour une grève de l'entraînement, aussi fourbe soit-elle.
Bien sûr, la dernière phrase de la conférence du sélectionneur laisse plusieurs scénarios ouverts : "A Knysna, les joueurs ont fait passer l'intérêt collectif après les intérêts d'un joueur, qu'ils voulaient préserver. Si vous faîtes ça, vous avez tout faux. Le ou les leaders ont une responsabilité qu'il faudra assumer." Mais l'évidence est que Laurent Blanc n'est pas venu pour faire de la figuration. Il récupérera de leurs égarements le maximum de cadres possibles. A la question d'un possible retour d'Evra ou Ribéry, Blanc a eu une réponse claire : "Si je considère qu'ils sont les meilleurs à leur poste, oui. (...) Faire table rase ? Partir avec de nouveaux joueurs? On peut le faire. Mais à un moment, ça ne vous suffira pas et ça ne me suffira pas non plus. Je suis devenu sélectionneur pour gagner. Uniquement pour gagner. Je vais être jugé sur ça. Je ne suis pas là pour solder quoi que ce soit."
"Si je considère qu'ils sont les meilleurs à leur poste, oui" (ils reviendront)
Cela ne veut pas dire que Blanc sait encore avec qui il partira au combat. "Ce qui me dérange dans ce qui s'est passé, c'est qu'après la Coupe du monde, le sélectionneur aurait pu s'appuyer sur un noyau de joueurs. Là, le noyau, ce n'est même pas le pépin d'un melon. Mon travail va être de trouver un noyau, composé de un, deux, trois, quatre, cinq puis six joueurs. Obtenir un noyau fort qui garantisse un certain niveau et une certaine attitude, (...) des joueurs qui auront un certain état d'esprit et pourront imposer à leurs partenaires d'avoir la même." Cet état d'esprit, il repose sur trois mots. "Je resterai fidèle aux critères et aux valeurs que j'ai toujours défendus. L'excellence dans tout ce qui est sportif. On va être jugé sur les résultats. Mais aussi un état d'esprit irréprochable. Rigueur, discipline et plaisir, ces mots ne sont pas incompatibles." Blanc prévient : il lui faudra du temps pour faire son casting. "Je n'ai pas choisi mon capitaine. Il est possible dans les matches à venir que le titulaire du brassard change à chaque match."
On ne sait pas, ce mardi, si les Bleus joueront en 4-4-2 ou si Gourcuff conservera les manettes. Ce n'était pas le thème de cette conférence, qui est intervenue cinq semaines avant la rentrée des classes en Norvège (11 août). Les seules informations fermes communiquées concernent une partie du staff, auquel il manque toujours un coach des gardiens et le personnel médical. Jean-Louis Gasset arrive comme adjoint, Marino Faccioli comme directeur administratif, Alain Boghossian reste, Philippe Tournon (presse) et Henri Emile (coordinateur sportif) reviennent avec la mission bien comprise d'assainir le climat. "Je n'envisage pas une équipe de France vivant en vase clos, coupée du monde et repliée sur elle-même, a promis Blanc. Je ne dis pas qu'on va rentrer au pays d'Alice au Pays des merveilles. Mais je pense que le football doit s'ouvrir." Sans prononcer le mot rupture, sans accorder la moindre seconde à l'ère Domenech, Blanc a fait comprendre que tout ou presque devait changer. "Il faut que l'équipe nationale redevienne le fil conducteur de la carrière de nos jeunes joueurs. Il n'y a pas plus grande joie dans une carrière sportive qu'un titre avec une équipe nationale. J'espère que les joueurs en sont conscients." Moyennement, aux dernières nouvelles. Mais ça pourrait changer.
Source: Eurosport
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