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Interview


Vendredi 22 juillet 2005 5 22 /07 /Juil /2005 00:00

David Trézéguet, sixième saison à Torino. Zidane est parti après 5 saisons. Vous résistez?

"On résiste dans des lieux où on ne se sent pas à l'aise. Je me sens bien à Torino, j'ai de bons rapports avec les gens. L'idéal pour un footballeur."

Et puis la mer de Monaco n'est pas loin. Votre appartement de la principauté vous manque-t-il?

"A part le climat, cela ne me manque pas. Et en 3h je suis chez les miens."

Torino implique aussi amitié?

"J'ai 2 amis qui me suivent depuis toujours. Pour le reste, je connais beaucoup de monde et ma profession me met en contact avec des personnes très differentes. Il est difficile d'avoir des rapports sincères. La plupart des gens vous cherchent parce qu'ils ont un interet. Je préfère rester avec mes coéquipiers et ma famille.

Nedved a demandé l'avis de sa femme avant de prolonger son contrat. Béatrice influe-t-elle sur vos décisions?

"Elle ne se plaind pas de Torino. Je l'ai consulté avant de prolonger jusqu'en 2008, ça oui.

En dehors du foot, qu'est ce qui vous plait?

"Ecouter de la musique et jouer au tennis. Beaucoup de coéquipiers ont essayé le golf, j'ai essayé mais ça ne me convient pas.

Votre fils Aaron parle plusieurs langues?

"Un sacré polyglotte."

Sait-il à quel point son père est important?

"Je ne crois pas et je ne lui en parle pas. Il se débrouille déjà pas mal avec un ballon, je l'amène souvent aux entrainement. Mais la dernière chose que je ferai est de le forcer à devenir joueur de foot, à moins que lui ne le veuille."

Votre père a-t-il été fondamental dans la décision de votre choix?

"Il était footballeur mais ne m'a jamais imposé de le devenir."

Comment se fait-il qu'il soit aussi votre agent?

"C'est une question de confiance. C'est Caliendo qui m'a amené à la Juve, mais quand on arrive à un certain niveau, on connait les mécanisme. L'ultime conseil est toujours celui de mon père. Nous avons un excellent rapport."

Après la Juve, qui a-t-il dans votre futur?

"Monaco: ma vie est là bas"

Comment voyez-vous l'avenir?

"Tranquille, serein, en bonne santé. j'ai eu la chance de gagner beaucoup d'argent, je chercherai à investir mes capitaux au mieux. Je resterai peut être dans le monde du football, mais je ne sais pas à quel poste.

Quel sensation éprouve-t-on à se sentirun gagnant?

"Je suis très content de ce que j'ai gagné, mais ça ne me suffit pas encore. Je ne serais pas tranquille tant que je n'aurai pas gagné la Champions League."

Il ne vous manque que 8 buts pour rejoindre Platini à 104 buts. Sera-til content une fois cet abjectif atteint?

"Il me "maudira" puis me félicitera, car il est toujours du coté des français. Je ne veux pas seulement ça, je veux entrer dans l'hisoire de la Juve. Etre comparé à Sivori, Bettega, ceux qui seront rappelés pour leurs buts. Je veux être le français le plus important de cette société. Vous pensez que Michel m'en voudra?"

Si vous aiderez la France à bien faire au prochain mondial, il vous pardonnera. Que prévoyez vous pour Allemagne 2006?

"Nous devons y arriver, d'abord. Nous avons des matchs cruciaux contre l'Irlande et la Suisse. Et moi, je ne jouerai pas, étant suspendu."

Après la victoire à la finale de l'Euro 2000, la France n'a plus étonné.

"Il y a eu un changement de génération. Les nouveaux sont bons, mais manquent d'expérience au haut niveau. En même temps, les autres équipes nationnales ont évolué."

Quelles sont les chances des Azzuris?

"Lippi a redonné confiance à l'équipe en donnant la mentalité juventina. Les qualités sont présentes, ils ne décevront pas."

Si vous deviez choisir un autre club italien, lequel choisirez vous?

"Milan, en voyant leur mentalité et comment ils travaillent. C'est une société gagnante, qui sait programmer le futur."

Vous resterez célèbre pour le golden goal face à l'Italie à l'Euro 2000. A quel point cela a-t-il changé votre vie?

"J'étais remplaçant. Je suis devenu populaire et demandé, même si j'avais déjà signé à la Juve. Pendant des mois vous m'avez reproché ce but, puis vous avez compris que je n'avais fais que mon travail. Arrivé en Italie, j'ai changé mon approche aux matchs, je me suis senti plus fort, plus sûr de moi-même."

La juve avait refusé de grosses offres pour vous, même cette année.

"J'en suis orgueilleux. Ma saison a été difficile mais ils ont cru en moi. Je ne nie pas qu'il y a eu des problèmes par le passé. La Juve pensait à ses propres interets, moi au miens. Puis l'accord est arrivé: maintenant j'espère rester longtemps."

Qu'est ce qui est arrivé en Italie que vous n'oublierez jamais?

"Pas un fait particulier, mais je n'oublierai jamais comment ce pays m'a aidé à grandir, à trouver l'équilibre."

Que voudriez vous que l'on dise de vous qui n'a jamais été dit?

"Que Trézéguet a été un des plus grands joueurs de la Juventus."

Ce n'est pas peu, vous en conviendrez?

"Platini m'a enseigné qu'il faut avoir une mentalité de gagnant."

Révélez nous quelque chose: Ibrahimovic surprend les spectateurs. Surprend-il aussi ses coéquipiers?

"C'est un joueur étrange, il fait des choses auxquelles personnes ne s'attend. Il faut être pret à tout, pour ne pas être surpris quand il vous sert un assist devant le gardien."

Par Miss Lili
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Dimanche 17 juillet 2005 7 17 /07 /Juil /2005 00:00

Qu'est-ce qui a changé dans ta vie depuis que tu es champion du Monde ?

"Je suis rentré très fatigué de mes vacances passées avec mes parents, ma soeur et un copain, à Bénidorm, sur la côte espagnole. Là-bas, impossible d'être tranquille ! Je découvrais tout à coup que ma célébrité s'étendait au plan international. Même à Lodz, en Pologne, où nous nous sommes déplacés avec l'AS Monaco pour la Coupe d'Europe, les gens identifiaient immédiatement mon visage ! En espagne, tous les soirs, dès que je sortais, c'était la folie ! J'avais envie d'autre chose, mais tout le monde venait me parler de la Coupe du Monde. J'étais fatigué d'en parler. Heureusement, de nombreuses stars habitent à Monaco : on y prête moins attention à moi. Mais depuis cet été, je suis vigilant. Si on me voit boire une bière, on parle de moi en mal. Quand je commande un coca, j'insiste pour qu'on me laisse la bouteille, afin que tout le monde la voie bien et qu'on ne propage pas de ragots. Souvent, les gars et les filles t'approchent et sont contents de te toucher : tu serres les mains, tu fais des bises. En août, j'étais attablé avec un copain à un café de Juan-les-Pins. Là, ça a tourné un peu à l'agressivité et ce n'était pas simple à gérer. Je n'ai que 20 ans. C'est plus difficile pour Thierry (Henry), qui a presque mon âge, et pour moi, que pour Fabien (Barthez). Il nous a mis en garde contre les paparazzi. Un jour, il s'est retrouvé en photo avec une copine de longue date dans un magazine, et la légende prétendait qu'il s'agissait de sa fiancée ! Lorsque j'ai rencontré mon amie, il y a deux mois et demi, je n'ai pas pu l'aborder directement car tout le monde m'épiait dans le bar de Monaco où nous nous trouvions. J'ai envoyé un copain lui demander son numéro de téléphone. Elle ne comprenait pas pourquoi : elle ne me connaissait pas du tout. Depuis, elle a eu plusieurs fois l'occasion de vivre les désagréments de ma situation. Dans un bar ou au restaurant, on nous interrompt régulièrement en pleine discussion. Je crois que c'est plus difficile pour nous, joueurs de Monaco, de supporter tout ça, que pour les Marseillais, qui sont habitués à l'exubérance de leurs supporters. A la Turbie, c'était fou, à la reprise de l'entraînement ! Il y avait deux à tois cents spectateurs à chaque séance ! A présent ça va mieux car l'école a repris. Mais je reçois toujours à peu près cinquante lettres par jour depuis notre victoire : principalement des filles de 14 à 17 ans. Pas de plus de 20 ans. C'est normal : je suis le 'bébé' de l'Equipe de France ! Dans la plupart des cas, elles m'expliquent qu'avant le Mondial, elles ne me connnaissaient même pas. Souvent, elles déclarent être amoureueses de moi ; quelques-une laissent même leur numéro de téléphone. Ma chambre, en ce moment, c'est la Poste ! Il y a des cartons pleins de lettres partout que mon père récupère au siège du club quand je n'en ai pas le temps ou quand la secrétaire appelle au secours parce que ma 'boîte aux lettres' déborde ! Le pire, c'est le lundi, avec l'accumulation pendant le week-end. ma mère veut qu'on réponde à tout. Mais on n'y arrive pas. Jean Tigana m'a confié que pour lui aussi, ça avait été fou, en 1986, après son retour du Mexique. mais ce n'était pas la même époque : aujourd'hui, je suis sollicité par des journaux ou des magazines que je ne connais même pas, ou par Gala ! J'ai tellement de rendez-vous que, parfois, j'en oublie ... Hier, la télévision espagnole s'est déplacée après un mois d'attente. La presse italienne m'a harcelé tous les jours quand l'AS Roma a voulu m'acheter. Certains journalistes m'ont même téléphoné jusqu'à minuit ! Ils étaient prêts à faire n'importe quoi et m'appelaient dans ma chambre d'hôtel, au vert. Un journaliste s'est mis en travers de la route pour bloquer ma voiture ! Même si je n'ai que 20 ans, il faut me respecter ! On me demande tout le temps : 'Ca fait quoi d'être champion du Monde ?' Moi, j'ai tourné la page. Quelquefois, Spehar ou Konjic me répètent : 'Tu es champion du monde !'. On en a parlé avec Thierry et Fabien - tu sais comment il est, Fabien ! - Tous deux me disent : 'Bon ! On l'a fait. Faut passer à autre chose, maintenant.' Depuis le 12 juillet, la grande différence, c'est que je conduis ; j'ai passé mon permis la veille de mon entrée en stage à Clairefontaine. Mais je n'ai pu en profiter qu"à la sortie !"

Bleu Blanc Foot Novembre 1998

 

" 'Les cinq derniers mois à Monaco ont été très difficiles.' David expliquait qu'il était très difficile de jouer devant 2 000 personnes au stade Louis-II après avoir disputé le Mondial devant 80 000 personnes."

Bleu Blanc Foot Août 1999

 

" 'La séance de tirs au but pour France-Italie m'est restée en travers de la gorge.' Revenant sur cette fameuse rencontre de la Coupe du Monde, David révèle les dessous de la séance de tirs au but. 'Titi et moi, on a eu des couilles pour les tirer, alors qu'il y a des gars (parmi les Bleus) qui parlent beaucoup d'habitude, qui ont gagné des titres et qui ne voulaient pas y aller. Moi, je ne me suis pas posé de questions. C'est là qu'on voit des joueurs au mental fort.' "

Bleu Blanc Foot Août 1999

 

"Pour un avant-centre, seul le but compte. Il a tout le temps envie de marquer, que ce soit du nez, du pied ou de l'épaule."

L'équipe Octobre 1999

 

David Trézéguet l'homme d'août

"Le grand jury LNF-France Soir (composé de cinquante journalistes) a élu David Trézéguet meilleur joueur du championnat de France au mois d'août. Avec 99 points, le Monégasque devance son co-équipier argentin Marcello Gallardo (46 points)."

Bleu Blanc Foot Novembre 1999

 

"En Equipe de France, c'est profil bas. J'ai changé de mentalité, je fais plus attention à ce que je dis."

Bleu Blanc Foot Décembre 1999

 

David TREZEGUET : BIENVENUE CHEZ MOI

"L'avenir, en principe, appartient à ceux qui se lèvent tôt. En Principauté aussi. La preuve, les preuves, avec David Trézéguet, toujours à l'heure, presque en avance sur son temps. De son appart niché en plein coeur de Monaco jusqu'au chemin escarpé de la Turbie, du casino au Cap d'Ail, là où va naître son école de foot, David nous ouvre les portes de sa vie. Comme dans un rêve. Petit tour à 2000 l'heure sur la planète d'un Prince, avec arrêt dans son 'home sweet home', en compagnie de Béatrice, sa femme depuis le 26 février. Faites chauffer les moteurs. Ca va faire du bruit ! 'Huit heures du mat, j'ai des frissons... Salut les kids! C'est toujours à cette-heure que je me lève. Au programme c'est p'tit déj, avant de filer à l'entraînement. Café au lait, jus d'ananas et hop, direction la Turbie.' Il claque pas ses dents, mais il monte le son... La 'zique', chez David et Béatrice, fleure bon le 'pays'. 'Benvenido a casa' ! Dans une résidence haut standing, en plein coeur de Monaco. 'Il y a Rapha (Raphël Marquez) qui habite également ici.' Ca sent le soleil ! Pardon, m'sieur... Z'auriez pas vu monter Carlo... ? Non, nous on n'a vu que David... Le jean en bandoulière, le Ted Lapidus échancré noir sur l'épaule, les 'Timb' lacées larges, et la belle gueule, toujours la belle gueule. Tout sourire. 'Franchement, je me sens bien ici. Il y a tout pour bien bosser. Et au niveau de la vie, c'est tranquille.' David plane sur la Principauté. 'Il y a... le ciel, le soleil, la mer... et même Frederico, mon meilleur pote. Il vient s'installer à Monaco. Il va animer mes stages de foot.' A la Turbie, Claude Puel, Jeannot Petit et tout le staff se relaient pour animer l'entraînement. Léger footing, séance de streching puis un peu d'explosivité avant le jeu. Y'a des jours comme ça où les buts ont l'air trop petits. 'Je suis de bonne, bonne, bonne... bonne humeur ce matin ! Là, nous sommes au Métropole, le grand centre commercial de Monte-Carlo. J'aime bien venir ici, boire un café, manger, faire les boutiques. C'est là, souvent, que je me fringue... Avec Frederico, on s'est connus à l'école à Buenos Aires. On a tout fait ensemble. L'accueillir aujourd'hui, c'est super. Et pour mes stages, bonjour l'animateur ! Les échecs ? Ils sont là pour le décorum... mais on n'y a jamais joué !' Il est fou, le cavalier ! Il est l'heure pour Laly, la petite chérie de Béatrice, de pointer la truffe. 'Elle a cinq ans, et c'est mon bébé à moi. C'est une petite yorkshire. Quand on l'a eue, elle tenait à peine dans la main.' Le tout devant la moue amusée de David, qui préfère déjà le futur locataire des lieux... le bébé qui dort encore dans le ventre de Béatrice. 'Si tout se passe bien, je vais être papa pendant l'Euro ! Béa est enceinte de six mois et demi, et c'est prévu pour la première moitié de juin. C'est un garçon, et on a déjà choisi le prénom. Aaron.' A la question de savoir s'il sera footballeur, David, les yeux écarquillés et la amin posée sur le Bambino, nous rétorque. 'Ouais, avant-centre. De l'Equipe de France !' Bon, on vous laisse amigos. 'Buenas noches !'"

Planète Foot Avril 2000

 

David, foutu maître d'école !

"Au Cap d'Ail, avec les débutants du club entraîné par Jorge Quiroz, champion d'Argentine 1981 avec le Boca Juniors d'un certain 'Pibe', son confident. Car David avait le projet en tête depuis pas mal de temps déjà. Dès le mois de juillet en effet, les 'stages de foot David Trezeguet' vont voir le jour. 'C'est vraiment un truc qui me tient à coeur. J'ai envie de communiquer, offrir la possibilité aux gamins de passer une semaine 100 % foot. On a le cadre, idéal, et la structure, puisque Jorge, ancien footballeur pro et diplômé d'Etat en France, va chapeauter le tout. C'est parti !' La mairie du Cap d'Ail est déjà sur le coup, et les dernières ficelles de se tendre. Ca sent bon le sable... show !

Planète Foot Avril 2000

 

David TREZEGUET : Serial killer

"L'enfant prodige des Bleus et sauveur de l'Euro continue à faire des prodiges avec Monaco. Au sein du carré magique, il se régale et assouvit plus que jamais ses instincts de tueur. Il a enrichi sa technique et fait penser à un certain Van Basten. On est encore marqués par son geste au cours du match Monaco-Rennes le 15 janvier. Un chef-d'oeuvre d'attaquant. Ludovic Giuly, de la droite, adresse une balle transversale vers David Trézéguet qui a déjà les yeux rivés sur le ballon. Il arme sa frappe et exécute une reprise de volée du gauche de légende qui ne laisse aucune chance à Revault, médusé et immobile, les yeux hagards. Tout y était : un équilibre parfait et le geste puissant et pur. Un travail digne du grand Marco Van Basten. C'était, de plus, son deuxième but dans le match, qui permit à Monaco de l'emporter 2-0. C'était aussi le quatorzième de cette saison qui lui semble bénéfique. Depuis des mois, David Trézéguet n'en finit plus d'être décisif autant avec Monaco qu'en Equipe de France. Auteur d'un triplé pour la 3è journée face à Bastia (4-0) et de trois doublés face à Troyes, Lens et Rennes, c'est le buteur français le plus efficace. Avec 14 buts en 22 journées de championnat il a d'ores et déjà fait mieux que la saison dernière durant laquelle il avait inscrit 12 buts. Il compte bien battre son total de 18 réalisations en championnat lors de la saison 1997-1998. Sur un nuage depuis son but du 9 octobre face à l'Islande, qui a envoyé la France au Championnat d'Europe des Nations, David confirme match après match son statut de future star du football mondial. Marco Simone, son compère d'attaque, ne s'y est d'ailleurs pas trompé en déclarant : 'Il possède tous les atouts pour devenir un très grand avant-centre. Le physique, la technique, le flair, il ne lui manque rien.' Claude Puel, d'habitude avare de compliments, ne peut cacher sa satisfaction devant le rendement de son avant-centre : 'Depuis le début de la saison, tout lui réussit.' Une marche en avant irrésistible à peine ralentie par une élongation aux ischios de la jambe gauche, qui lui a fait manquer trois matchs fin janvier. Mais ce Trézéguet-là semble inarrêtable pour les défenses adverses. Après avoir passé un nouveau cap cette saison, il peut aller très loin et pourquoi pas au sommet de la hiérarchie des attaquants européens au Championnat d'Europe des Nations."

Bleu Blanc Foot Avril 2000

 

DAVID TREZEGUET "L'enfant chéri des Français"

"C'est le grand gagnant de notre sondage. Plébiscité et adulé par l'ensemble des supporters, David est désigné comme un élément incontournable de l'Equipe de France. En attendant la confirmation par Roger Lemerre, la nouvelle lui fait chaud au coeur et il peut rouler tranquille. Retour sur l'histoire d'un jeune battant qui en veut. Son talent et son expérience sont tels qu'il est difficile de croire que David Trézéguet n'a que 22 ans. Premier buteur français du championnat, sauveur de la France face à l'Islande, il semble avoir pris une importante option dans la curse aux 22 sélectionnés pour l'Euro 2000. Pourtant, entre David et l'équipe de France, les relations furent parfois tendues. Si, au début de son histoire avec les tricolores, tout est allé très vite avec un titre de champion du monde à 20 ans, l'après 1998 fut assez difficile à gérer. Les retombées médiatiques du Mondial l'avait laissé marqué par plus d'un mois de pression et de fatigue accumulées. Privé de vacances, le retour au quotidien du championnat fut délicat. Les critiques s'abbattent alors sur le monégasque. Se montrant impatients au vu de son incroyable potentiel, les observateurs ne lui pardonnent aucune erreur. Résultat, il ne participera qu'à trois matchs comptant pour les éliminatoires de l'Euro 2000. Titulaire contre Andorre, entré à la mi-temps contre l'Arménie, son principal fait d'armes restera évidemment le but de la victoire contre l'Islande (3-2) qui envoie l'Equipe de France à l'Euro. Un but libérateur qui fait entrer David dans le coeur de tous les Français. Mais ce retour en grâce, il le doit essentiellement à son goût pour le travail et l'effort. En effet, manquant de vivacité et de puissance à son arrivée d'Argentine, David a énormément 'bossé' sous le sordres de Claude Puel, Jean-Luc Ettori, Jean Petit et Jean Tigana. Son registre de jeu s'est nettement étendu. A la Turbie (centre d'entraînement de Monaco), il prolonge régulièrement les entraînements par des séances de reprise de volée ou de travail devant le but. Mais ce qui a changé chez lui, c'est également sa force de caractère. L'attaquant timide des premières saisons monégasques a maintenant laissé place à un adulte mûr et déterminé, sûr de lui et de son talent. Pour preuve, lors des tirs aux but pour les quarts de finale de la coupe du monde face à l'Italie, certains bleus refusent de tirer. David, lui, n'hésite pas à prendre ses responsabilités. Il avoue aujourd'hui : 'Avec ce titre de champion du monde, j'ai vielli plus vite !' Après quinze sélections et trois buts, son objectif est désormais d'être titulaire durant l'Euro et, bien sûr, de le remporter. Il sait cependant que le poste d'attaquant chez les tricolores est sans doute le plus difficile. En Equipe de France, il se soumet tant bien que mal aux exigences qu'impose le système de jeu de Roger Lemerre. Souvent isolé et peu solliscité en attaque, comme contre la Pologne, il doit revoir ses fondamentaux et changer certaines de ses habitudes monégasques. Il doit se montrer capable de profiter de la moindre occasion. De ce côté, on peut lui faire confiance car l'opportunité est sa principale qualité. Par ailleurs, il a toujours été présent et efficace lors des grands rendez-vous. Pour l'Euro, les rencontres se joueront sur de petits détails, qu'ils soient tactiques, techniques ou physiques. David le sait et s'y est préparé. Aujourd'hui, il est prêt à tout donner pour les Bleus, mais pour cela, il avoue : 'J'aimerais qu'on me fasse confiance trois ou quatre matches d'affilée...' Du côté des supporters, c'est déjà gagné, il ne reste plus qu'à convaincre définitivement Roger Lemerre."

Bleu Blanc Foot Avril 2000

 

David Trézéguet : les pépins du bonheur

"La vie à deux et la vie à onze ne sont pas toujours compatibles, et le mariage de David Trézéguet vient de le prouver. On imaginait le jeune et beau buteur sortant de l'église en tenant Béatrice par le bras et traversant une prestigieuse haie d'honneur composée de Barthez, Simone, Gallardo, Giuly et toutes les stars de Monaco. Au lieu de cela, David n'a eu droit qu'à l'assistance de Rafael Marquez, présent pour cause de blessure. Les autres s'entraînaient en vue du match de championnat face à Strasbourg. Ni haie d'honneur, ni nuit de noces ni victoire. On dit que les petits pépins annoncent un grand bonheur..."

Bleu Blanc Foot Avril 2000

 

"TREZEGOL" le sauveur

"Menés 0-2 après eulement neuf minutes de jeu, les Bleus ont attendu (une fois encore...) la seconde période pour bousculer les hommes de Katanec. Auteru d'un formidable doublé, David Trezeguet a replacé les champions du Monde sur la bonne voie. En vrai buteur. C'est la saison de tous les bonheurs pour David Trezeguet. Le jeune marié monégasque, auteur d'une remarquable saison avec l'équipe du Rocher, brille non seulement sur le plan national, mais il est aussi devenu, sur la scène internationale, l'un des meilleurs spécialistes dans son implacable rôle de chasseurs de buts. Chmpion de France avec l'AS Monaco, il caracole également au classement des buteurs de D1, en cette fin avril, en compagnie de l'attaquant brésilien de l'OL, Sonny ANderson (20 buts chacun). Pour ne rien gâter, David a fêté sa seizième sélction avec l'Equipe de France en inscrivnat un doublé décisif face à la Slovénie, portant son bilan tricolore à cinq buts. 'Chaque fois que j'ai la chance de participer à un match avec les champions du monde, je fais du mieux possible' reconnaissait, sans fausse modestie, David Trezeguet, à l'issue de la partie. 'C'est difficile d'être seul devant, mais c'est à moi de m'adapter. Je ne sais aps si j'ai marqué des points en vue de l'Euro, mais c'est quand même très positif pour la suite...' On ne le remerciera jamais assez d'avoir sorti les Bleus du bourbier dans lequel ils s'étaient eux-mêmes enlisés.

Onze Mondial Avril 2000

 

"David, vous ouvrez le score du bras gauche. Peut-on parler d'un coup de vice d'avant-centre, denre Carlos Bianchi ?

'Je ne l'ai pas fait exprès ! Mais, c'est vrai, ce but a été très important pour nous, il a débloqué la situation et contraint les Bastiais à se découvrir pour égaliser. Sur le centre de Marco (Simone), je pense mettre la tête mais le rebond modifie la trajectoire du ballon vers mon bras. Après coup, je jette un regard vers l'arbitre pour voir s'il siffle, puis je vais féliciter Marco. Un avant-centre a toujours envie de marquer, que ce soit fu pied, de l'épaule ou du nez. Pour un numéro 9, le bilan se tire en fin de saison. On additionne ses buts et le total situe sa valeur dans sa catégorie. A cet instant, tout le monde oublie comment les buts ont été inscrits.'

Pour l'heure, vous êtes le meilleur buteur du Championnat.

'Un hat-trick, c'est bien. Quatre buts en trois matches, c'est bien. Mais l'essentiel est que nous ayons remporté notre première victoire, ce qui est toujours un moment crucial d'une saison. La semaine dernière, on nous annonçait comme morts. Samedi, nous avons prouvé qu'il ne fallait pas nous enterrer aussi vite.'

Quels changements sont intervenus par rapport à vos passables prestations des matches précédents, face à Saint-Etienne et à Lens ?

'Je peux surtout parler du secteru offensif. Lors des deux matches précédents, les attaquants n'avaient pas assez contribué au travail collectif, ce qui avait mis notre ligne arrière en difficulté. Pour éviter qu'un tel problème ne se reproduise, Claude Puel a beaucoup insisté sur le travail de replacement des éléments offensifs, Marco, Marcelo (Gallardo), Ludovic (Giuly) et moi-même. Même s'il arrive qu'un attaquant réalise un explosif perso, sur la durée du Championnat il faut avant tout se montrer solide en tant qu'équipe. C'était la priorité de monaco en ce début de saison.'

Quitte à mettre de côté l'égoïsme de l'attaquant ?

'En tant que buteur spécifique, j'ai toujours envie de marquer, donc il m'est difficile d'admettre tout le travail de replacement qu'on exige de moi. Mais quand cette attitude est couronnée de succès comme samedi, j'ai envie de poursuivre dans ce sens. C'est-à-dire qu'il ne faut jamais se relâcher au terme d'une action offensive avortée, mais plutôt se préoccuper de la relance adverse pour la freiner et laisser le temps à notre défense de se replacer. Concrètement, contre Bastia, je devais me placer devant le libéro Morlaye Soumah pour empêcher ses relances longues vers Née et André, qui sont des attaquants très rapides.'

Sur votre hat-trick, vous êtes servi deux fois par Simone et une fois par Gallardo. Ce trio, annoncé comme l'arme maîtresse de l'ASM cette saison, est-il au point ?

'Au Moins, nous avons confirmé qu'à nous trois le potentiel offensif est considérable. Contre Bastia, nous aurions même pu marquer plus de buts. Maintenant, il faut démontrer que nous sommes capables de tenir tout le Championnat à ce rythme. Le fait que chacun d'entre nous commence à trouver sa place me rend optimiste. Je trouve que, pour trois joueurs qui ne se côtoient que depuis un mois et demi, certains automatismes sont déjà en place. Samedi, j'ai touché beaucoup de ballons et j'ai eu de nombreuses opportunités de tirer au but, preuve que quelque chose commence pour Monaco.'

Est-ce aussi un nouveau départ pour un David Trezeguet décevant depuis plusieurs mois ?

'D'abord, je me sens bien physiquement, ce qui est une grande nouveauté. Toute la saison passée, j'ai traîné le contrecoup de la Coupe du Monde. Pendant toute cette période, vous n'avez pas vu le vrai David Trezeguet, j'étais sans cesse fatigué, mort physiquement.'

Votre volonté de quitter Monaco en signant un contrat plus lucratif vous a surtout éloigné des réalités du terrain !

'Cette histoire m'a perturbé, c'est vrai. Maintenant que ma situation est claire vis-à-vis du club, je souhaite oublier cet épisode. Cette saison, il me fallait à tout prix une préparation physique d'un mois pour me sentir bien. Depuis mon arrivée à Monaco, je n'ai quasiment jamais pu effectuer ce travail foncier, à cause de mes sélections avec les moins de 18 ans, les moins de 20 ans et les A. Cette fois, j'ai essayé de bien travailler pendant le stage et je continue sur cette lancée. Je sentais que ce travail de fond allait payer un jour ou l'autre. Ce fut contre Bastia. Cette réussite me motive pour les semaines à venir.'

Avec l'espoir de confirmer enfin votre potentiel de chmapion du monde, car Roger Lemerre vous a une fois de plus laissé à la disposition des Espoirs pour le déplacement en Irlande du Nord...

'J'ai d'abord envie de remporter un autre titre de champion avec Monaco. Ensuite, comme je l'ai déjà dit, si je suis bon avec mon club, j'irai tout seul en Equipe de France. C'est de cette manière que je suis entré en sélection en 1997-98. A l'époque, ça tournait super bien avec Ali Benarbia, Victor Ikpeba et compagnie. Cette année, avec d'autres coéquipiers, je dois retrouver cette facilité.' "

Par Miss Lili
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Mardi 12 juillet 2005 2 12 /07 /Juil /2005 00:00

"La Juventus a eu une grande confiance en moi et j'essaierai de la remercier de la meilleure des façons possibles. J'aimerai marquer le but décisif lors de la finale de la ligue des Champions." David Trézéguet repart avec cet objectif en tête, laissant derrière lui la saison la plus difficile de sa carrière mais néanmoins couronée de deux buts importants, contre le Real Madrid et contre Milan à San Siro.

"La Juve ne m'a parlé d'aucune négociation me concernant et je n'ai jamais pensé m'en aller. Je pense seulement à montrer à Capello le vrai Trézéguet qu'il n'a pas connu, et de remporter le trophée continental (la Ligue des Champions) qui nous a échappé trop souvent et qui est mon vrai grand regret.

Sur l'équipe: "L'équipe est forte, Zambrotta et Del Piero ont bien raison quand ils promettent de grandes choses. Nous voulons tout gagner, la Ligue des Champions est au sommet de nos priorités; de plus, cette saison sera particulière puisqu'elle se terminera avec le Mondial en Allemagne."

Les rumeurs du mercato ne l'interessent pas énormément, mais il est impossible de ne pas parler d'éventuelles arrivées: "En attaque, la Juventus a un potentiel énorme, nous avons des caractéristiques différentes et nous nous complétons. Cassano est un grand champion. En ce qui concerne Viera, ça me ferait plaisir de voir un nouveau français dans l'équipe, mais nous avons aussi de gands joueurs au milieu de terrain."

Par Miss Lili
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Mercredi 6 juillet 2005 3 06 /07 /Juil /2005 00:00

Chers amis,

Je suis très heureux de vous retrouver après une période qui n’a pas été facile pour moi. Comme vous le savez, l’opération à l’épaule était inévitable mais il a été très difficile de rester si longtemps, presque trois mois, loin du terrain. J’ai passé ma rééducation à Lyon et j’en profite pour remercier tous ceux qui m’ont suivi pour leur grande disponibilité. Puis je suis revenu à Turin, où avec l’équipe Juventus, j’ai commencé à revenir sur le terrain. Je vous remercie ici aussi vu que les personnes avec qui je travaille depuis plusieurs années ont été importantes pour moi également au niveau psychologique.

Maintenant finalement c’est mon tour. Je suis heureux d’être de nouveau de la partie, la partie du retour de la Coupe d’Italie, où tous les joueurs qui participeront auront de fortes motivations, comme moi qui souhaite marquer des buts au plus vite. Il m’en manque 11 pour arriver à 100 et je suis impatient de franchir cette étape ! Mais ce qui compte le plus ce sont les résultats de l’équipe et je veux contribuer, avec mes compagnons, à offrir à la Juventus les victoires qu’elle mérite en Italie comme en Europe. J’ai vu ave plaisir que lors de mon absence, mes compagnons ont fait de grandes choses dans la Ligue des Champions, où ils se sont qualifiés avec deux tours d’avance et où maintenant il faudra affronter le Real Madrid, mais aussi dans le championnat italien où ils sont fermement restés en tête du classement en conquérant le titre, important bien que symbolique, de champions d’hiver.

En somme, nous sommes tous prêts et motivés pour vivre au mieux ce 2005, en gagnant tout ce qui est possible, y compris la Ligue des Champions, notre rêve et celui de tous les supporter de la Juventus.

Je salue aussi mes amis français. La Nationale me manque beaucoup, comme vous pouvez l’imaginer, mais je suis maintenant prêt à revenir.

Nous avons un gros travail à faire avec la Nationale, nous voulons relancer un cycle gagnant comme celui de l’ère Zidane. La volonté et l’enthousiasme ne nous font pas défaut, nous devons seulement beaucoup travailler pour être au mieux de notre forme lors des prochaines parties.

Par Miss Lili
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Calendrier

15/09   Cup   Al Shabab - Bani Yas
  15H40
22/09   Cup   Bani Yas - Ajman
 

15H35

 01/10    Cup   Bani Yas - Al Nasr
  18H30
08/10   Cup   Al Ahli - Bani Yas
  19H00
13/11   Cup   Bani Yas - Sharjah
  18H00

 

1.   Ajman   07 pts
2.   Al Shabab   06 pts
3.   Al Ahli   04 pts
4.   Al Nasr   04 pts
5.   Sharjah   02 pts
6.   Bani Yas   01 pts

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  Joueurs   Présences   Titulaires   Buts
9   Portillo   20      0
10   Tote   21    15   
12   Drenthe
  13    11   
15   Kiko   25    12   
17   Trézéguet   24    24    10 
20   Valdez   19    17   

 

  Joueurs   Présences   Titulaires   Buts
9   Portillo   1   1   0
10   Tote   1   1   0
12   Drenthe
  1   1   0
15   Kiko   1   0   0
17   Trézéguet   0   0   0
20   Valdez   0   0   0

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