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Vendredi 10 septembre 2010 5 10 /09 /Sep /2010 16:05

Cette phrase, attribuée à Raymond Domenech au sujet de Nicolas Anelka, est l'un des temps forts du "Livre Noir des Bleus", ouvrage paru aujourd'hui sous la signature de Vincent Duluc. Un document qui apporte de nombreux éclairages et taille en pièce le mythe d'une grève décidée collégialement.

 

LE ROMAN NOIR DES BLEUS, Vincent Duluc. Editions Robert Laffont. 267 pages, 19 euros.


A leur retour d'Afrique du Sud, certains joueurs de l'équipe de France ont prétendu que rien ne sortirait du "bus de la honte", ce véhicule immobilisé le 20 juin à l'heure du goûter à Knysna devant toutes les caméras du monde. Le document paru ce jeudi sous la signature du journaliste Vincent Duluc, "Le Livre noir des Bleus, chronique d'un désastre annoncé", va hélas leur prouver le contraire. Publié au moment même où la nouvelle équipe de France commence à balayer les premières cendres du champ de ruines - un calendrier que d'aucun trouveront discutable voire regrettable, mais qui correspond au temps nécessaire de l'enquête journalistique - cet ouvrage propose un récit à charge de la plus grande crise de l'histoire du football français. A charge contre les joueurs (ils "sont entrés dans une logique revendicatrice alors qu'ils n'en avaient pas les armes, ni collectives, ni intellectuelles, et que cette logique était en contradiction totale avec leur manière perpétuellement égoïste de vivre leur métier"), à charge contre Nicolas Anelka ("humainement, Anelka ne méritait pas de jouer autant, et sportivement encore moins"), entre autres.

Grand reporter à L'Equipe depuis 1994, chroniqueur des grandeurs et des décadences de l'équipe de France dans les colonnes du quotidien quasiment depuis cette date-là, Vincent Duluc apporte à ce dossier, en plus de sa plume et de sa profondeur d'analyse, pas mal d'éléments factuels nouveaux. On y trouve notamment une très longue confession de Robert Duverne, à la première personne, sur le différend qui l'a opposé à Patrice Evra au départ de l'action et, plus largement, sur la façon dont il a vécu l'ensemble de cette journée du 20 juin. A ce jour, l'incongruité des événements échappe encore à l'ancien préparateur physique. Il ne comprend toujours pas comment les joueurs ont pu s'oublier dans de pareilles proportions. "Ils étaient maraboutés" a lâché à l'auteur du livre un témoin de la scène. Mais Duverne a l'honnêteté de reconnaître qu'il était raccord avec l'air du temps : "J'essaie de le convaincre. Je suis revenu sur moi. C'est égoïste de ma part. Je lui dis que j'ai fait beaucoup de sacrifices pour cette Coupe du monde."


Avant la grève : "C'est une connerie, mais tout le monde l'a décidé"


Duverne raconte aussi qu'il avait parlé du travail prévu à l'entraînement avec Florent Malouda et que celui-ci a parfaitement joué l'acteur. "Il m'a dit oui. Il a fait comme si la séance allait se dérouler." Raymond Domenech, d'ailleurs, aurait eu l'intuition que quelque chose tournait mal en demandant à un joueur, en début d'après-midi : "Qu'est ce que vous préparez comme connerie encore ?" Il s'est vu répondre : "C'est une connerie mais tout le monde l'a décidée." Une phrase qui terrasse un autre mythe créé dans la foulée des événements, celui de joueurs dans leur cocon n'ayant pris connaissance de la portée de leur acte qu'une fois consultée leur messagerie...

Ce livre, dans un chapitre entier, ne laisse aucune chance de s'en sortir à l'auteur des insultes proférées à l'encontre de Raymond Domenech à la mi-temps de France - Mexique : Nicolas Anelka, l'étincelle qui allait tout embraser. Le joueur de Chelsea - où il exerce son rôle d'attaquant de pointe avec plus de discipline - y apparaît comme un pyromane assumé, du début à la fin, jusqu'au mot d'adieu qui a embobiné les vingt-deux autres ("j'espère que vous allez faire quelque chose pour moi"). Quasiment comme un marionnettiste encore plus fort que Raymond Domenech dans l'art de jouer au lego avec les sentiments des autres. Vincent Duluc cite cette phrase "off" de l'ex-sélectionneur, sur laquelle il s'autorise une prescription. "A l'entraînement, il faisait exactement ce que je lui demandais. Il prenait la profondeur et tu te disais : 'ça y est, il a compris, au prochain match, il va nous amener ça'. Et au prochain match, il recommençait à décrocher... Parfois je me dis qu'il m'a manipulé."


Qui est à côté de qui dans le vestiaire


Sous la plume du journaliste de L'Equipe, enfin, les informations controversées du journal sont confirmées sur le fond et défendues dans la forme (sans que l'auteur du livre ait été le premier au courant de l'épisode ni l'auteur du papier le plus lu de l'année). Il décrit la scène du vestiaire de Polokwane, avec un sens du détail qui l'autorise à nommer qui était à côté de qui : "Tout le monde n'entend pas tout mais plusieurs entendent clairement : 'Va te faire enculer sale fils de pute'. Il y a aussi au milieu 'toi et ton système de merde'. On comprend vraiment que certains reprochent à L'Equipe d'avoir fait l'impasse sur ce passage dans sa fameuse une : c'est une délicatesse de plus qui manquait dans le décor." Le Livre Noir des Bleus se lit comme un roman psychologique, indissociable d'une unité de lieu et de temps oppressante, que n'atténuent guère les nombreux éclairages chronologiques proposés au lecteur médusé. C'est une thèse, sans aucun doute. Mais une thèse documentée et brillamment défendue, ce qui fait déjà beaucoup de différences avec celle des joueurs.

 

Source: Eurosport

Par Miss Lili
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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 06:39

BOSNIE-HERZEGOVINE - FRANCE : 0-2
Buts : Benzema (72e) et Malouda (78e)


Ce n'est pas encore Byzance. On en est même encore assez loin. Mais l'équipe de France s'est sérieusement engagée sur la voie de la rédemption, mardi à Sarajevo. Après la douche froide du Stade de France, les Bleus se sont réchauffés en Bosnie-Herzégovine, où ils se sont imposés 2-0. Face à des locaux que l'on attendait plus saignants, les hommes de Laurent Blanc ont maitrisé les débats du haut de leur nouveau 4-3-3. Ce dispositif a donné de la cohérence et du muscle à un édifice tricolore qui était venu pour jouer bas, défendre et contrer. Mais qui a finalement imposé son football et fait la pluie et - surtout - le beau temps sur la pelouse du stade Asim Ferhatovic-Hase.


Le Benzema dont Mourinho rêve

Titularisé pour la première fois depuis près d'un an en équipe de France, Karim Benzema a apporté plus de talent que de muscle. L'ancien Lyonnais a enfin ressemblé au joueur que José Mourinho rêve de voir sous le maillot du Real Madrid. Mis en confiance par Laurent Blanc durant les quatre jours qui ont précédé la rencontre, Benzema a su se montrer reconnaissant envers le "Président". Impliqué et souvent inspiré, il a bonifié le travail de ses coéquipiers et, après avoir beaucoup tenté et touché du bois en première période (12e), fini par trouver la faille au coeur de la seconde période. Sur un service de Clichy et à la suite d'un roulette-frappe du gauche, Karim Benzema a mis les siens sur la voie du succès (0-1, 72e).


Cette ouverture du score, bientôt suivie par un second but signé Florent Malouda (0-2, 76e), a récompensé les efforts des Tricolores et logiquement sanctionné une équipe bosniaque décevante et inoffensive au possible. L'a-t-elle été à cause de la prestation des Bleus ? Ou en raison de ses propres limites ? On laissera la presse locale disserter sur le sujet. Du côté de l'Hexagone, on peut simplement se réjouir de cette première victoire de Laurent Blanc à la tête des Bleus. Quatre jours après la Biélorussie (0-1) et au coeur d'une année 2010 noire, c'était loin d'être gagné. Les Bleus l'ont fait. Rarement trois points ont fait autant de bien.

 

Source: Eurosport

Par Miss Lili
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Dimanche 5 septembre 2010 7 05 /09 /Sep /2010 17:35

La Fédération française de football (FFF) a envoyé une lettre de licenciement à son ancien sélectionneur Raymond Domenech, actuellement encore salarié de la Direction technique nationale.


Une source proche du dossier a fait état à l'AFP dimanche de l'envoi de la lettre de licenciement dans la semaine écoulée, confirmant une information de France Télévisions et France Info. Cette source ne révèle toutefois pas les motifs de licenciement. Selon France Télévision et France Info la "faute grave" a été retenue.


Le président par intérim de la FFF Fernand Duchaussoy avait livré quelques pistes le 23 juillet, évoquant les "reproches" qui pouvaient être adressés à Domenech. Le dirigeant citait des "faits inacceptables, contraires à l'éthique, par exemple de ne pas serrer la main à l'entraîneur adverse". Domenech avait refusé de serrer la main de Carlos Alberto Parreira, sélectionneur de l'Afrique du Sud, lors du dernier match des Bleus au Mondial. M. Parreira avait dit quelques mois plus tôt que la France ne méritait pas d'être au Mondial après s'être qualifiée sur une main de Thierry Henry (passeur litigieux pour le buteur William Gallas en barrage retour contre l'Eire).


M. Duchaussoy en voulait aussi à Domenech "de ne pas avoir averti le président (à l'époque Jean-Pierre Escalettes, démissionnaire depuis), présent sur place, des événements qui se sont passés à la mi-temps de France-Mexique".

M. Escalettes avait en effet découvert dans la presse, à la Une de L'Equipe, les insultes proférées par Nicolas Anelka à son sélectionneur. La révélation de ces insultes (plusieurs versions circulent) avait provoqué le renvoi d'Anelka le 19 juin. Le lendemain, les joueurs de l'équipe de France avaient fait grève de l'entraînement en soutien au joueur exclu.

Ce jour-là, l'attaché de presse des Bleus, François Manardo, avait refusé de lire devant la presse le communiqué des grévistes, hostiles à la FFF, et c'est Raymond Domenech, devant les caméras du monde entier, qui l'avait fait. Une lecture qui serait reprochée à Domenech par la FFF.


De passage à Clairefontaine mercredi, dans le cadre d'un rassemblement de l'équipe de France, M. Duchaussoy était resté vague sur la procédure en cours à l'encontre de Domenech: "Je vais prendre une décision, en tout cas je l'ai prise mais il faut que j'envoie un courrier. Raymond souhaite que l'on n'en rajoute pas, que cela ne devienne pas un feuilleton."

Interrogé pour savoir si l'ancien patron des Bleus allait être licencié, M. Duchaussoy avait botté en touche: "Tant qu'il n'a pas reçu sa lettre, il ne le sait pas, je ne vais pas faire une déclaration comme ça... La procédure est très encadrée".

En ce qui concerne une éventuelle indemnisation, le président de la FFF avait affirmé qu'"il y aura probablement une négociation, cela fait partie de la procédure logique, il n'y rien de scandaleux". "On n'est pas une entreprise comme les autres mais on est comme les autres, une entreprise", avait-il conclu.


Si la faute grave a été retenue, le licenciement ne donne pas droit à des indemnités de licenciement. Mais un salarié peut contester le caractère de "faute grave" devant les prud'hommes. Par ailleurs, les chiffres d'indemnités, en cas de licenciement à l'amiable (rupture conventionnelle), évoqués par France Soir le 25 août "entre 1,5 et 2 millions d'euros" ne correspondraient pas à la réalité.


Le calcul fait par Le Parisien cette semaine, sur la base du salaire de Domenech, fait état d'indemnités qui s'élèveraient à près de 300.000 euros, tandis que le JDD évoque une somme de 500.000 euros, ces deux chiffres semblant plus proches de la réalité.

 

Source: AFP

Par Miss Lili
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Samedi 4 septembre 2010 6 04 /09 /Sep /2010 06:57

FRANCE - BIELORUSSIE : 0-1
But : Kislyak (86e)


Un nouvel élan. C'est ce qu'espérait le public du stade de France. Autrefois sans merci avec les Bleus, il s'était déplacé nombreux pour assister à leur première étape sur la route de l'Euro 2012. Malgré le fiasco du Mondial 2010, ils étaient 76 395 à répondre à l'appel lancé par le nouveau sélectionneur, copieusement applaudi lors de la présentation des équipes. Ils en sont repartis déçus et frustrés, encore une fois. Les Bleus, eux, n'ont pas rempli leur contrat. En tout cas, pas totalement. Blanc avait pourtant donné la recette pour réconcilier l'équipe de France avec son public : "des résultats et une attitude". Il n'aura eu que l'attitude. La France est en reconstruction, ça s'est vu. Trop brouillonne, elle n'a pas su faire sauter le verrou biélorusse et a fini par céder en fin de match (0-1). Elle rêvait de renouveau. Au lieu de ça, elle est déjà dos au mur quatre jours avant un déplacement en Bosnie-Herzégovine, déjà en tête du groupe grâce à son succès au Luxembourg (3-0).

Malgré tout, les Bleus ont affiché de belles intentions. Malheureusement, les intentions, ça ne suffit pas à ce niveau. Pourtant, on s'était pris à y croire. En raison des suspensions disciplinaires (Anelka, Evra, Ribéry, Toulalan) ou sportives (Gourcuff) mais aussi des blessures (Nasri), le public a pu s'habituer aux nouveaux visages de l'équipe de France. Et certains ont convaincu. Surtout Yann Mvila. Le Rennais, préféré à Alou Diarra, était la petite surprise du coup d'envoi. Et, comme il l'avait fait en Norvège, il a impressionné par sa maturité. A seulement 20 ans, il donne l'impression d'être là depuis toujours. Il aurait même pu ouvrir le score sur une frappe pleine de culot repoussée par Zhevnov (49e). Guillaume Hoarau et Loïc Rémy, les deux nouveaux visages de l'attaque tricolore, ont eux aussi confirmé leur bonne entente et leur complémentarité, comme à Oslo.


Les sifflets pour finir


Mais les Biélorusses sont venus rappeler à cette nouvelle génération que le temps des matches amicaux était révolu. Touché aux adducteurs dans un choc, Rémy devait céder sa place après seulement une demi-heure de jeu (33e). Avant cela, l'ancien Niçois s'était procuré une belle occasion française suite à un corner. Mais sa tête ne trouvait pas le cadre (17e). Mais les Bleus ne se décourageaient pas. Au contraire. Ils insistaient par Hoarau, souvent recherché par Ménez ou Mexès, ou Valbuena (35e, 71e), entré à la place de Rémy. L'équipe de France a également tenté de s'en remettre à ses joueurs d'expérience, notamment Florent Malouda, brassard de capitaine sur le bras. Un autre symbole de la volonté de Blanc de solder une fois pour toutes l'épisode de Knysna. Le joueur de Chelsea, le seul Tricolore sur la pelouse à avoir déjà marqué en bleu, a tardé à se mettre en évidence (21e, 45e). Une position de hors-jeu l'empêchait lui aussi d'ouvrir le score (62e). Tout ça manquait de précision.


Finalement, la sanction est tombée. Rarement inquiétée, la défense tricolore a fini par craquer. Au pire moment. Sur une incursion de Vyacheslav Hleb, Kislyak trouvait la lucarne de Lloris (86e, 0-1). Une dernière tentative de Kevin Gameiro, entré après la blessure de Saha (79e), n'y changera rien (90e). Malgré beaucoup d'envie, de promesses et le soutien du public, la France rate le début de sa campagne de qualification. Sans doute trop inexpérimentée, elle a encore été incapable de marquer. Depuis 1980, elle n'avait jamais débuté par une défaite sur le chemin d'un Euro (3 victoires, 4 nuls). Elle l'avait déjà fait pour entamer les éliminatoires du Mondial 2010 face à l'Autriche. La suite s'était avérée très compliquée. Le public du Stade de France, lui, a accompagné la sortie des joueurs par des sifflets. Ça non plus, ça n'a pas changé.

 

Source: Eurosport

Par Miss Lili
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Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 15:51

Karim Benzema est forfait pour le match face à la Biélorussie ce soir au Stade de France (21h). L'attaquant du Real Madrid, touché a la cheville, a effectué un test ce matin. "Encourageant" selon le staff qui préfère toutefois ne pas l'intégrer par "prudence" afin qu'il soit remis mardi en Bosnie.

Touché depuis lundi, Karim Benzema ne s'était pas entraîné de la semaine. Si les examens médicaux passés jeudi n'avaient décelé "rien de très grave" dixit Laurent Blanc, la douleur était, elle, bien présente. Ce matin, l'attaquant du Real Madrid a effectué un nouveau test sous la forme d'un entraînement personnalisé. "Encourageant" mais pas suffisant selon un communiqué sur le site de la FFF pour jouer ce soir. C'est surtout trop risqué et par "prudence", c'est donc des tribunes que le joueur assistera à la rencontre face à la Biélorussie.

Apte, Benzema aurait, selon toute logique, débuté sur le banc, Laurent Blanc ayant clairement affiché sa préfère pour la doublette Guillaume Hoarau-Loic Rémy. La question est désormais de savoir s'il sera apte dès mardi en Bosnie. "Les soins se poursuivent dans l'espoir d'une possible aptitude à intégrer le groupe pour le match de mardi prochain à Sarajevo", explique-t-on encore sur le site de la FFF. Dans le cas contraire, les solutions de rechange pour le sélectionneur seront minces avec Kevin Gameiro, Louis Saha et dans une moindre mesure, Jérémy Menez. Mais évidemment, il pourra faire appel à un autre joueur d'ici là. Laurent Blanc dispose de vingt-et-un joueurs pour dix-huit noms à coucher sur la feuille de match. Trois joueurs, en plus de Benzema, seront ce soir en tribunes.

DISPONIBLES POUR FRANCE - BIELORUSSIE CE SOIR


GARDIENS : Hugo Lloris (Lyon), Steve Mandanda (Marseille), Cédric Carasso (Bordeaux)
DEFENSEURS : Bakary Sagna (Arsenal), Anthony Réveillère (Lyon), Adil Rami (Lille), Philippe Mexès (Roma), Mamadou Sakho (Paris SG), Gaël Clichy (Arsenal), Benoît Trémoulinas (Bordeaux)
MILIEUX : Abou Diaby (Arsenal), Alou Diarra (Bordeaux), Yann Mvila (Rennes), Florent Malouda (Chelsea), Jérémy Menez (Roma), Mathieu Valbuena (Marseille), Blaise Matuidi (Saint-Etienne)
ATTAQUANTS : Kevin Gameiro (Lorient), Guillaume Hoarau (Paris SG), Loïc Rémy (Marseille), Louis Saha (Everton)

 

Source: Eurosport

Par Miss Lili
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